Français

Retour des harkis: bruit en France, silence radio en Algérie!

الشروق أونلاين
  • 2236
  • 0
D.R

Le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a indiqué que la question de déplacement des “harkis” et de leurs familles entre la France et l’Algérie était évoquée dans le cadre des négociations en cours; autour d’un nouvel avenant à la convention de la circulaire du 27 décembre 1968 sur la circulation.

Le Quai d’Orsay a affirmé que ce dossier avait effectivement été évoqué lors de la visite effectuée par l’ancien chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, en Algérie les 15 et 16 juillet 2012, ajoutant que les négociations étaient toujours en cours sur ce sujet.

C’est ainsi qu’a répondu le ministre français des affaires étrangères à une question écrite de Guy Teissier sur les difficultés de circulation d’”un certain nombre de harkis qui se voient refuser par les autorités algériennes l’accès au territoire où ils sont nés et où ils ont encore de la famille”.

Les services du Quai d’Orsay ont souligné qu’ “au début du mois de novembre 2017, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et le ministre de l’économie et des finances, Bruno Lemaire ont abordé cette question avec les autorités algériennes sans pour autant révéler les résultats de ces entretiens.

Il y a lieu de rappeler qu’Emmanuel Macron avait affirmé -lors de sa première visite officielle en Algérie- avoir abordé avec les autorités algériennes le dossier de circulation des harkis, ajoutant qu’il lui semble “très important que dans les prochains mois, les prochaines années nous puissions ensemble trouver les voies et moyens pour que les femmes et les hommes nés en Algérie et qui veulent y pouvoir revenir – quelque soit leur histoire familiale, personnelle avec le pays- puissent le faire”.

En revanche, il n’a pas révélé la réponse qu’il aurait reçue de la part des autorités algériennes, ce qui renseigne de la discrétion qui caractérise ce  dossier jugé très sensible.

Côté algérien, aucun responsable n’a soulevé cette question publiquement, sachant qu’aussi bien les responsables que le peuple s’opposent au retour de cette catégorie dite “indésirable”, sachant que nombre de harkis étaient refoulés au niveau des aéroports et des ports du pays.

En vérité, le dossier de la visite des “harkis” a été presque souvent associé par les autorités françaises aux biens des “pieds noirs”, deux dossiers que les officiels algériens se gardent d’évoquer publiquement, contrairement aux officiels français qui eux les abordent sans gêne aucune, quitte à mettre leurs homologues  algériens dans l’embarras.

Force est de rappeler à cet égard que l’ancien ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia  fut très embarrassé lorsque Laurent Fabius avait déclaré-en juillet 2012- avoir demandé aux autorités algériennes de permettre aux pieds-noirs de pouvoir récupérer leurs biens restés en Algérie.

مقالات ذات صلة