-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Réunion d'experts anti-terroristes des pays du G8 au Mali : qui veut se passer de l’Algérie ?

الشروق أونلاين
  • 1379
  • 0
Réunion d'experts anti-terroristes des pays du G8 au Mali : qui veut se passer de l’Algérie ?

Vu sous cet angle-là, les choses n’iront pas plus loin. Toutefois, comme le Sahel comporte des zones d’ombre et des enjeux cachés, il est aussi fort attendu que les « grenouillages » vont persister. Des parties identifiables ne souhaitent pas que l’Algérie se saisisse du dossier et font tout pour parasiter ses initiatives.

  • La réunion des experts du G8 en matière de lutte anti-terroriste a débuté en début de journée le mercredi, 13 octobre, dans la capitale malienne Bamako, sans que personne n’en connaisse l’ordre du jour. Il est de fait, évident que cette rencontre soit toute symbolique, et qu’elle ne peut aussi prendre des décisions qui engageraient le Sahel dans une guerre dont personne ne maitrise les dessous. Aussi, faut-il s’attendre à ce que cette réunion soit tout simplement un geste symbolique fait pour appuyer et réconforter la France, pays concerné directement par la prise d’otages actuelle. Sarkozy, qui est en train de perdre beaucoup, tant sur le plan politique et économique, que sur le plan militaire et sécuritaire, est le plus grand perdant de cette fixation d’AQMI sur le monde occidental. Aussi, le G8 s’est voulu réconfortant envers un maillon du groupe.
  • Vu sous cet angle-là, les choses n’iront pas plus loin. Toutefois, comme le Sahel comporte des zones d’ombre et des enjeux cachés, il est aussi fort attendu que les « grenouillages » vont persister. Des parties identifiables ne souhaitent pas que l’Algérie se saisisse du dossier et font tout pour parasiter ses initiatives. Disposant de l’armée la plus importantes et la plus forte de la région (aucune espèce de comparaison avec le Mali, qui dispose de 5000 militaires), du fichier du renseignement le plus maitrisé, car sans cesse mis à jour, et d’une longue expérience dans le domaine de la lutte contre les groupes terroristes, sans citer ses ressources énergétiques –qui font fléchir les grandes puissances-, l’Algérie est un élément clé de la stabilité de la triple région maghrébo-saharo-sahélienne.
  • A cela s’ajoutent d’autres paramètres à prendre en ligne de compte, dont le fait d’être le meilleur négociateur –en fait, le seul possible- des rebelles du nord Mali et du nord Niger, dont les séditions et les insurrections successives font trembler tant Bamako que Niamey.
  • Nouakchott, qui tente de tirer profit de la situation actuelle, ne peut pas aller plus loin. Ses concessions vis-à-vis des djihadistes à démontrer ses limites, tout comme ses atermoiements dans la lutte antiterroriste. Au contraire de ce qui se dit ça et là, ses attaques contre des positions d’AQMI récemment, dans le nord-est du Mali, ont enregistrés des résultats lamentables. Non seulement, la Mauritanie y a laissé beaucoup de militaires, chefs et hommes de troupe, mais aussi AQMI a récupéré de ses combats contre les militaires mauritaniens des dizaines de 4X4, d’armes automatiques semi-lourds et de matériels de détection et de transmission : un véritable arsenal de guerre est désormais entre les mains d’AQMI au Sahel…grâce à la Mauritanie !
  • Tout cela, Niamey, Bamako et Nouakchott le savent. Le G8 le sait tout aussi bien. Donc, pour peu que la tension baisse, les pays du Sahel reviendront vers Alger. C’est d’ailleurs ce qui est entrain de se faire maintenant, avec la prochaine réunion des chefs militaires du Sahel avec l’état-major de l’Armée algérienne à Tamanrasset.
  •  
Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!