-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Révision constitutionnelle: la Coordination pour les libertés boude les consultations

Révision constitutionnelle: la Coordination pour les libertés boude les consultations

La Coordination pour les libertés et la transition démocratique a annoncé dimanche qu’elle ne participera pas aux consultations pour la révision constitutionnelle.

Par contre, elle a arrêté la date du 10 juin pour la tenue de la conférence pour la transition démocratique à l’hôtel Hilton à Alger avec la participation de plus de 350 personnalités.

La liste des boycotteurs des consultations que conduira le directeur du cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia s’élargit après l’adhésion de la Coordination pour la transition démocratique constituée, rappelons-le, de cinq partis politiques en plus de l’ex-chef de gouvernement, Ahmed Benbitour au front des boycotteurs. En revanche, elle a demandé au pouvoir d’ouvrir un débat sérieux et sincère avec la classe politique.

Sur ce sujet, Abderrazak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) s’est adressé au pouvoir lors d’une conférence de presse animée au siège du parti en disant « qu’il sait qu’il est en face d’une opposition politique sage qui veut sortir le pays de la crise. Nous ne rivalisons pas pour le pouvoir, mais nous luttons politiquement », ajoutant que la coordination s’apprête à organiser une conférence de transition démocratique œuvrant pour un dialogue sincère, tout en avançant la date du 10 juin prochain pour sa tenue.

Quant à l’invitation de Bougherra Soltani pour participer aux consultations, Makri n’a pas jugé utile de la commenter et dit avoir appris la nouvelle via la presse.

Sur ce sujet, le bureau national du parti a décidé de ne pas rencontrer Ahmed Ouyahia et de tenir informé Bougherra Soltani sur la décision prise par le parti. Pour le bureau national, Bougherra devrait décliner l’invitation lui qui est membre du parti.

Le conférencier prévoit la participation du pôle de changement présidé par Ali Benflis à la conférence pour la transition démocratique, affirmant qu’il y ait un contact permanent et profond entre les deux partis, en plus de la convergence de visions.

Le leader du Front pour la justice et le développement (FJD), Lakhdar Benkhellaf a quant à lui cité des noms des anciens chefs de gouvernement et l’ancien président de la République, Liamine Zeroual ainsi que les leaders du FIS-dissous qui seront conviés à prendre part à cette conférence.

Par ailleurs, la coordination reproche à la présidence de la République la mouture sur la révision constitutionnelle qui, selon elle, consacre un système politique qu’on ne trouve dans aucun pays au monde.

Pour Makri, le projet de révision de la Constitution, tel qu’il est présenté au débat, n’exige pas du Président de rendre des comptes, mais concentre plutôt tous les pouvoirs entre ses mains, et qu’il est impossible au parti ayant la majorité de former le gouvernement- un fait inédit- jugeant que l’égalité ente hommes et femmes n’a pour finalité que la satisfaction des puissances étrangères, tandis qu’elle n’existe pas dans les pays européens les plus avancés, comme la France, l’Espagne et l’Angleterre, estimant qu’en Algérie il n’y a pas de problème de lois mais plutôt dans leur application.

La coordination reproche également au pouvoir le fait qu’il soit seul à décider de l’identité des négociateurs et du sort des consultations.

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!