Rihaoui: « les Syriens n’attendent rien de la Turquie ni de l’Arabie Saoudite »
Le président de la Ligue syrienne des droits de l’Homme, Abdelkarim Rihaoui, a affirmé à Echorouk quelques heures avant son arrestation que les jeunes Syriens n’attendent pas beaucoup de choses de la Turquie et de l’Arabie Saoudite. Il expliquera à ce propos que les deux pays ont des intérêts en Syrie qu’ils veulent préserver à tout prix.
Interrogé par Echorouk sur la « ferme » position de la Turquie, Abdelkarim Rihaoui a indiqué que les jeunes manifestants syriens n’attendent pas beaucoup de choses de la position turque. Selon lui, la position de la Turquie n’est pas très claire. A ce propos, il rappellera que ce pays a reconnu l’existence de « groupes (terroristes) armés » et l’existence d’un « complot » contre la Syrie. « La Turquie a des intérêts à préserver en Syrie et elle ne peut pas les négliger », a expliqué le président de la Ligue syrienne des droits de l’Homme. « Ce qui se négocie sous la table entre les deux pays est plus important que ce qui se dit sur la table », a-t-il ajouté. Selon lui, ce que disent les autorités turques n’est que des déclarations de presse qui sont loin de la réalité sur le terrain en Syrie. Par ailleurs, le roi Abdallah d’Arabie Saoudite a appelé dimanche Damas à « arrêter la machine de mort et l’effusion de sang, et à faire valoir la raison avant qu’il ne soit trop tard. Le royaume saoudien ne peut aucunement accepter ce qui se passe en Syrie ». Commentant les déclarations du roi Abdallah d’Arabie Saoudite, Abdelkarim Rihaoui a estimé que la position de ce pays intervient très tard. « L’Arabie Saoudite et les pays arabes, notamment ceux du Golfe ont toujours soutenu le régime syrien »,a-t-il regretté. Dans le même contexte, il a rappelé que le peuple syrien est descendu dans les rues il y a deux semaines pour dénoncer les positions des pays arabes. Ces manifestations avaient pour slogan « Votre silence nous tue ».