Saâdani bombarde le général Toufik et lui demande de démissionner
Le secrétaire général du parti du Front de Libération Nationale, Amar Saâdani, s’est une nouvelle fois illustré en accusant le puissant patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), en citant même son nom, le général-major Mohamed Mediène, connu sous le nom du général Toufik, d’avoir échoué dans la gestion des dossiers de sécurité.
Tels que la protection du président assassiné Mohamed Boudiaf, les moines de Tibhirine, les installations pétrolières dans le Sud, et comme, il lui a porté aussi porté la responsabilité de discréditer l’image de l’entourage du Président Bouteflika, ainsi, celle d’être derrière les divisions qu’ont connues les partis politiques, leur demandant de se rallier et de démissionner.
Amar Saâdani s’est longuement exprimé dans sa sortie inattendue, en indexant le puissant patron du Département du renseignement et de la sécurité, avec des accusations lourdes, qu’aucun homme politique, n’a jamais osé à le faire, depuis la prise des fonctions du patron de la (DRS), en 1990 à la place du général Mohamed Betchine, l’accusant dans un entretien avec le journal électronique «Tout Sur l’Algérie», publié hier, d’être derrière les tentatives de déstabilisation “visant le FLN et son premier responsable.
Concernant la collecte des signatures par le coordonnateur général du Bureau politique du FLN, Abderrahmane Belayat, pour tenir une session d’urgence du Comité central du parti pour l’évincer et élire un nouveau secrétaire général, Amar Saâdani, a déclaré que Belayat travaille sous les ordres de l’équipe de Toufik, de tenter de déstabiliser le parti et son secrétaire général, à travers la direction intérieure de la sécurité, qui dépend de lui, ajoutant que les officiers supérieurs avec le grade de colonel dans cette direction, chapotés par Toufik, ont approché les membres du Comité central , leur demandant de signer pour évincer Saâdani.
Le secrétaire général du FLN a aussi accusé le tribunal d’Alger à agir en dehors du cadre de la loi en ce qui concerne le procès contre Chakib Khelil. Amar Saâdani, a déclaré, que l’institution judiciaire a été poussé à le faire», rappelant qu’en Algérie, à chaque fois que nous voulons écarter un président, on invente un scandale, tout en relatant qu’ en 1997, l’objectif était Zeroual, à travers le scandale «Betchine», en 2004 le scandale «Khalifa», la cible était Bouteflika, et en 2014, l’objectif est le même, mais le scandale est différent, c’est la Sonatrach et l‘extradition d’Abdelmoumene Khalifa.
Le numéro 1, du FLN, a affirmé que cette affaire, est conçue pour empêcher la candidature de Bouteflika pour le quatrième mandat, et s’interroge sur le rôle des officiers de renseignements qui étaient présents dans les institutions qui ont pompé l’argent dans la Banque Khalifa. De l’avis de l’orateur, la présence des agents du Département de la sécurité intérieure au niveau de tous les organismes, à commencer des communes jusqu’à la présidence, démontre que le régime en Algérie, n’est pas civil, soulignant que les mouvements de redressement qu’ont connus les partis politiques, ont été le fruit des services de renseignements. Saâdani, a souligné que la plupart des partis politiques, ont été victimes des interventions des services de renseignements, tels que le parti du cheikh Abdallah Djaballah, et le FFS. Il a adressé un appel explicite aux services de renseignements d’assumer leurs fonctions spécifiées par la Constitution, celles liées à la sécurité. Et d’ajouter en soulignant que la place de l’armée est dans les casernes. Le secrétaire général du Parti du Front de Libération Nationale, se demande, que fait un colonel des renseignements à l’intérieur du siège du Conseil de la Nation ? Et de quel droit, il participe aux réunions du Comité central ? Avant de révéler que les téléphones des responsables sont sous écoute par ce dernier, bien que, seul le juge est habilité à ordonner cela, et d’ajouter que les colonels s’imposent et contrôlent les walis, les chefs de dairas et les responsables locaux. Saâdani incombe toute responsabilité aux services de renseignements de tout préjudice en particulier son premier responsable, le général Toufik.