Saisie des avoirs et des biens de Farid Bejaoui et consorts
Dans le cadre de l’affaire de corruption internationale, Sonatrach-Saipem, la justice italienne a ordonné la saisie conservatoire des biens et des avoirs en banque de Farid Bejaoui et ses complices, d’une valeur d’un quart de milliard d’euros.
L’Italien Pietro Varone, l’ex-directeur des opérations de Saipem ainsi que l’Algérien Samir Ouared, un proche de Bejaoui, sont également concernés par cette mesure conservatoire.
Et sur décision de la justice américaine également, huit biens immobiliers, situés à New York, dont sept à Manhattan et le huitième à Southampton, d’une valeur de 250 millions de dollars l’unité, appartenant à Farid Bejaoui ont été saisis.
Cette décision de justice du gel des avoirs émanait de la juge près le tribunal de Milan, Alessandra Clemente, en date du 9 octobre dernier.
Cette saisie conservatoire concernait les comptes à l’étranger, dans les banques de Singapour, Hong Kong et la Suisse, d’une valeur de 37 millions de dollars et neuf autres comptes au Luxembourg, dont le montant n’a pas été précisé, en plus des actions dans des sociétés et des biens immobiliers en Italie et à l’étranger.
D’après les médias italiens cette saisie conservatoir couvrira approximativement la valeur financière des 198 millions d’euros de pots-de-vin versés à la partie algérienne ainsi que les 50 millions d’euros d’évasion fiscale.
Les autorités judiciaires italiennes craignent que Bejaoui ait bradé ses biens à New York avant la décision de saisie de ces derniers.