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Séisme de Médéa: déstresse des sinistrés

الشروق أونلاين
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Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bédoui, qui s’est rendu dans les zones touchées par le séisme ayant frappé la ville de Médéa, a appelé les autorités locales à prendre les mesures nécessaires ,à même aider la population des zones affectées à surmonter leurs difficultés.

«Il ne faut pas hésité à prendre les mesures qui s’imposent pour faire face à la situation exceptionnelle que vit la région. Il faut que les citoyens se sentent pris en charge par l’Etat, qu’ils sentent également que les pouvoirs publics sont à leur cotés et qu’ils font tout pour atténuer leurs souffrances », a-t-il indiqué à l’issue d’un point de situation sur le séisme de Mihoub.

Ces promesses ont volé en éclat, en dépit des rassurances des ministres, la population sinistrée vit une inquiétude sans précédent. Les citoyen meurtris par les longues et interminables nuits passées dehors, à cause des répliques incessantes, se réfugient dans les ruelles de la ville pour éviter un autre éventuel  effondrement, dont certaines personnes ont faillis y passer.

L’aide promise par les autorités tarde à venir, le pain et les produits de large consommation commençaient à se faire rares. Seulement quelques tentes ont été distribuées et placées au moment ou les besoins sont jugés énormes, contrairement aux promesses des autorités qui avaient assuré, lors du déplacement du ministre de l’Habitat de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune dans les communes de Mihoub et Mezghena , qu’un nombre suffisant de tentes allait être distribué dans les prochaines heures. 

Pour faire entendre leurs revendications certains ont occupé la route pour obliger les autorités à écouter leurs doléances :« Nous ne sommes pas des casseurs, nous voulons simplement qu’on nous vienne en aide. Contrairement à ce que disent certains journaux, nous avons protesté dans le calme, et même les gendarmes étaient de notre coté »témoigne l’un des sinistrés.

Un autre citoyen a affirmé qu’ils sont entassés à plusieurs personnes dans un taudis, toutes leurs choses se trouvent par terre :« Maintenant on n’a plus rien. Moi je peux passer la nuit dehors, et l’enfant, le bébé qui vient de naitre, peut-il supporter ? ».

«Ça fait des  jours qu’on est à la rue. Qu’est-ce que je vais faire ? Vivre avec ma famille au milieu de la forêt ? C’est honteux ! Où est l’Etat ? Où sont les tentes promises ? On ne les a toujours pas vues ! On veut des tentes en urgence pour abriter nos familles dans des conditions dignes. Vous trouvez normal qu’un père de famille passe la nuit dans la nature avec ses filles ? Les gens ne trouvent rien à manger, ils crèvent de faim et ça n’émeut personne ! ».

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