Sellal exclut la possibilité de la réouverture de la frontière algéro-marocaine
Le premier ministre, Abdelmalek Sellal a indiqué vendredi que l’Algérie souhaite un dialogue direct avec le Maroc pour résoudre les problèmes bilatéraux, dont la question des frontières terrestres fermées des deux côtés.
S’agissant des relations entre Alger et Riyadh, Sellal a dit que « Nous aspirons à hisser la coopération algéro-saoudienne à la hauteur du partenariat stratégique, eu égard aux moyens et aux opportunités de complémentarité disponibles dans les deux pays ainsi qu’à la forte volonté politique du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et de son frère le Serviteur des deux Lieux saints de l’islam, le roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud ».
Dans un entretien accordé au quotidien Asharq Al Awsat, le premier ministre a tenu à affirmer que l’Algérie « penche pour une approche globale où les questions sont traitées à travers un dialogue direct », d’autant qu’il s’agit, a-t-précisé, « de questions précises que notre pays est entièrement disposé à régler sérieusement et pacifiquement afin que les pays puissent se consacrer à l’objectif suprême, celui de l’édification de l’Union du Maghreb arabe à laquelle aspirent nos peuples».
En ce qui concerne la question des frontières terrestres fermées entre Alger et Rabat, le chef de l’Exécutif a exclu la possibilité de leur réouverture en soutenant que «La fermeture est intervenue en réponse à la décision unilatérale des autorités marocaines d’imposer un visa d’entrée aux ressortissants algériens».
« Les relations internationales sont régies par les principes de convenances et de bon voisinage», a-t-il souligné, ajoutant que « le dossier de la question du Sahara occidental est entre les mains de l’ONU et fait l’objet actuellement d’un processus politique de négociations entre le royaume marocain et la République arabe sahraouie démocratique, sur la base du principe du droit à l’autodétermination».
Par ailleurs, il a indiqué qu’il se rendrait à la mi-novembre à Riyadh. La deuxième visite d’un haut responsable algérien, après celle du conseiller du président de la République, Tayeb Belaïz.
Au volet politique, Sellal a fait savoir que la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) « a elle a été revendiquée par l’ensemble de la classe politique nationale, sans exclusion aucune».
« Il n’y a pas un seul prisonnier d’opinion en Algérie. L’emprisonnement est une décision judiciaire qui n’est pas du ressort du gouvernement», a-t-il également soutenu.