Sellal exige des 15 ministres sortants, de déclarer leurs biens après avoir quitté le gouvernement
Le cabinet du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a transmis aux nouveaux ministres du gouvernement et leurs prédécesseurs, du dernier remaniement, un formulaire , “saisissant” qui contient deux modèles qui les oblige à déclarer leurs biens, de sorte que les fameux formulaires de déclarations soient transmis aux autorités compétentes afin de les examiner et de les étudier jusqu’à son arrivée au sein de la ce Cour suprême, dans le cadre des mesures prises pour lutter contre la corruption.
Le cabinet du Premier ministre n’a pas attendu longtemps pour tourner le dossier de remaniement du gouvernement et de s’engager dans l’après-remaniement, comme le quotidien Echourouk”, l’a appris à partir de sources fiables, ont révélé que le cabinet de Abdelmalek Sellal, a transmis aux 15 ministres écartés, le week end dernier, un formulaire de deux pages, qui concerne à déclarer leurs biens. En revanche un autre formulaire a été renvoyé aux 11 nouveaux ministres. Ce qui est captivant dans cette procédure, n’est pas la procédure en elle-même, mais le modèle reproduit est celui qu’on retrouve dans la loi française, qui n’est pas au diapason avec la réalité Algérienne. Outre le contenu du formulaire de déclaration des biens des responsables algériens qui portent la nationalité “française”, il semble que du côté du cabinet du Premier ministre, il n’a pas lieu de perdre du temps, alors, ils se sont précipités sur les prérogatives des autres, même si ces déclarations finiront dans les archives de la Cour suprême. Le contenu de l’article VI de la Loi anti-corruption de 2006, est clair dans l’identification des points de déclaration des biens pour chaque catégorie. Quant à l’esprit de la loi, l’article 6 de la loi de la corruption, stipule que les propriétés privées du président de la république, des membres du parlement, le président du conseil constitutionnel, et ses membres , le Premier ministre et les membres du gouvernement, et le président du conseil…, la Banque d’Algérie, des ambassadeurs, les consuls, et les walis devant le président de la Cour suprême en premier, et non devant le premier ministre, ni la présidence. Selon le même article juridique, le contenu de ces déclarations seront publiés au Journal officiel dans les deux mois pour la reprise ou la cessation de fonctions, ce qui se produit rarement en Algérie. Selon la loi, les porteurs de fausses déclarations seront soumis à des sanctions, allant de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement ferme, et de 50 et 500 mille dinars d’amendes. Le cabinet du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, réussira-t-il sa mission pour convaincre l’opinion publique. Car, ça ira de sa crédibilité