Sellal: «La conjoncture actuelle ne permet pas une retraire dès 40 ans»
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé jeudi à Tiaret, que l’âge de départ à la retraite est de 60 ans, comme entériné lors de la dernière réunion de la tripartite (gouvernement-UGTA-patronat), annonçant que cette disposition “peut être allégée” pour les métiers pénibles.
L’âge de départ à la retraite est de 60 ans, comme entériné lors de la dernière réunion de la tripartite (gouvernement-UGTA-patronat), a indiqué Abdelmalek Sellal dans une déclaration rapportée par l’APS, non sans préciser que cette disposition « peut être allégée » pour les métiers pénibles. « L’idée de partir en retraire à l’âge de 40 ans est inconcevable », a-t-il estimé arguant de « l’amélioration de l’espérance de vie » des Algériens, laquelle a atteint 77 ans.
M. Sellal a fait savoir que la disposition fixant l’âge de départ à la retraite à 60 ans peut être allégée pour les métiers pénibles.Il a plaidé, à ce propos, pour une réhabilitation de la valeur du travail”, tout en faisant observer que l’Algérie “ne vit plus dans une période d’aisance financière : « si le gouvernement est appelé à revoir son modèle économique, il œuvrera, en revanche, au maintien du caractère social de l’Etat »,a-t-il ajouté.
Pour rappel, le gouvernement envisage de réforme le régime de retraite notamment en interdisant les retraites anticipées. Les pressions d’une partie du patronat en faveur du relèvement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans n’ont, en revanche, pas abouti lors de la dernière tripartie.
Le premier ministre a notamment réitéré la volonté du gouvernement de bâtir une économie forte et diversifiée : « Le choix d’une économie nationale forte hors hydrocarbures est “irréversible », a-t-il affirmé lors de sa visite de l’unité de production des véhicules de la Société algérienne pour la fabrication des véhicules (SAFAV-MB), soulignant que l’objectif du gouvernement était de produire localement de façon à satisfaire les besoins des Algériens.