Sellal: “La facture d’importation s’élève à 60 milliards de dollars”
L’ère des conteneurs (importation) est révolue et le soutien et les facilités fiscales du gouvernement seront destinés exclusivement à l’économie nationale susceptible de resserrer l’étau du Trésor public dont la facture d’importation s’élève à 60 mds USD, tel est le message clair du Premier ministre, Abdelmalek Sellal.
Lors de son allocution prononcée en marge de l’inauguration de la 48e Foire internationale d’Alger, le premier ministre s’est montré plutôt décontracté, après les changements opérés à la tête d’entreprises publiques et des établissements économiques et financiers. Il semble également que Sellal ait d’ores et déjà mis en place la feuille de route, du moins c’est ce que laisse entendre son intervention devant les cadres de Sonatrach où il est revenu sur la situation financière du pays…
Par ailleurs, le Premier ministre a appelé aussi bien les entreprises publiques que privées à réunir toute leur énergie pour partir à la conquête des marchés étrangers, tout en contribuant efficacement à la couverture de la demande nationale.
« Vous devez partir à la conquête de nouveaux marchés étrangers car cela va contribuer au développement de votre compétitivité et améliorer la qualité de vos produits», s’est-il adressé aux représentants d’entreprises ayant pris part à la 48e Foire internationale d’Alger, qui a ouvert ses portes mardi 26 mai 2015.
« Vous devez signer des contrats de partenariats », a-t-il ajouté en faisant allusion au transfert de la technologie et les modes de gestion (management) qui restent un réel handicap pour les firmes algériennes.
Se rendant dans les stands d’exposants algériens, Sellal a appelé les opérateurs algériens à « accélérer la cadence de production », rehausser le niveau et améliorer sa qualité pour garantir à la fois la couverture de la demande nationale, réaliser de la qualité et de la compétitivité permettant de conquérir les marchés étrangers au lieu de se contenter d’inonder les ports du pays par des conteneurs en provenance de l’étranger.
Pour lui, la situation financière du pays est un facteur qui encourage le redressement, estimant qu’il n’y pas d’autres alternatives devant les entreprises nationales que « la multiplication des liens avec les partenaires étrangers en vue de produire plus, mieux et vite».