Sept syndicats se livrent une bataille pour partager les 700 milliards des oeuvres sociales
Un conseil interministériel se tiendra dans les tous prochains jours, sous la présidence d’Ahmed Ouyahia, pour étudier le dossier des œuvres sociales du secteur de l’éducation, et de se pencher sur les détails des propositions faites par les syndicats agréés, du nombre de sept.
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Le ministre du secteur, Aboubakr Benboubouzid, sera chargé de la signature de la nouvelle décision avant la fin du mois d’avril en cours, en remplacement de la décision 94/158 qui stipulait que seule le centrale syndicale jouit du droit de la gestion de Aout 1994 jusqu’en juillet 2010.
Les fonds des œuvres sociales des employés de l’éducation ont atteint 700 milliards de centimes avec un nombre de biens, avant qu’ils ne soient gelés par le ministre Benbouzid en juillet dernier du fait que seuls les employés et retraités du secteur en bénéficient, en plus des familles prises en charge.
La correspondance du ministre d’éducation, dont Echorouk détient une copie, adressée aux secrétaires généraux et présidents des sept syndicats du secteur d’éducation, a reconnu en ce qui concerne le dossier des œuvres sociales « n’avoir pas fait l’unanimité de tous les syndicats quant aux moyens et mécanismes unis pour la gestion des œuvres sociales après la fin des ateliers de la commission. »
La plupart des syndicats vont dans le sens à accepter les deux conditions quant au droit de gestion, à savoir « la nécessité de faire participer tous les employés du secteur sans exception aucune avec l’adoption du principe de suffrage et la garantie de la transparence. Cela fera en sorte que la constitution des commissions wilayales des œuvres sociales soit faite en fonction de la représentativité syndicale existante sur le terrain. »
Par ailleurs, les trois syndicats, à savoir le syndicat national des travailleurs d’éducation, le syndicat des travailleurs d’éducation et de la formation ainsi que la fédération d’éducation appartenant au Snapap, pensent qu’ils jouissent du droit de la gestion tant qu’ils sont agréés par les autorités en tant que syndicats du secteur d’éducation.