Sit-in des médecins résidents
Les médecins résidents ont décidé de renouer avec la contestation en observant demain un sit-in au niveau de l’hôpital Mustapha à Alger, en signe de protestation et de colère, suite aux déclarations du Premier ministre qui les a accusés d’avoir tourné le dos au peuple, notamment dans les régions éloignées qui ont grand besoin de médecins spécialistes.
Le Docteur Redouane Ben Amar, l’un des porte-parole du Collectif autonome des médecins résidents a affirmé hier que leur action qui a été initiée depuis trois mois se poursuit en dépit des pressions qu’ils subissent.
S’agissant des déclarations, voire des menaces du Premier ministre à l’égard de corps médical, l’interlocuteur a dit qu’ils étaient surpris par les déclarations de Ahmed Ouyahia. « Nous ne pouvons pas expliquer les déclarations d’Ouyahia selon lesquelles il nous accuse de s’être détournés du peuple et en cherchant à induire l’opinion publique et à remonter le peuple contre nous », a-t-il souligné.
Ben Amar a également expliqué que le Collectif autonome des médecins résidents ne réclame pas l’abrogation du service civil mais plutôt l’imposer à des médecins récemment diplômés en estimant que les membres du collectif et ses délégués du Sud débattent sur la question de la révision de la reformulation de leurs revendications de manière plus claire. Cette option consiste à changer la revendication d’abrogation du service civil obligatoire en un débat sur un nouveau projet sur les modalités de prise en charge médicale dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, contrairement au service civil.