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Son nom est synonyme d’exactions et de tortures contre les Algériens : Mort du général Marcel Bigeard à l’âge de 94 ans

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Son nom est synonyme d’exactions et de tortures contre les Algériens : Mort du général Marcel Bigeard à l’âge de 94 ans

Le général Marcel Bigeard, connu pour ses exactions et ses séances de « torture jusqu’à la mort » en Algérie, lorsqu’il était à la tête des unités des parachutistes, est mort hier, vendredi, à son domicile de Toul, en Lorraine, dans le nord-est de la France, à l'âge de 94 ans. Le général avait été à diverses reprises hospitalisé ces derniers temps pour des problèmes d'insuffisance cardiaque

 

 

  • Le général Marcel Bigeard, figure emblématique du gaullisme et dirigeant de l’action des parachutistes français durant la guerre d’Algérie (1954-1962), a mené une guerre sans merci contre la résistance en Algérie entre 1954 et 1962. Son nom restera à jamais synonyme d’exactions et de tortures contre les Algériens.
  • Dans son livre-testament « Adieu ma France », il persiste et signe que son action en Algérie était inscrite dans une logique de l’Etat français, et qu’il avait en charge de mener ses missions à terme. En termes clairs, aucun remords, aucun regret, aucune larme sur les milliers de personnes qu’il avait fait torturer de manière inhumaine.
  • Né le 14 février 1916 à Toul (Meurthe-et-Moselle), Marcel Bigeard fut d’abord employé de banque avant de combattre dans l’armée lors de la défaite de juin 1940. Blessé puis fait prisonnier, il s’était évadé avant de rejoindre les Forces françaises libres en Afrique. Envoyé en octobre 1945 en Indochine, Marcel Bigeard y restera jusqu’à la fin. Fait prisonnier le 7 mai 1954 à la chute de Dien Bien Phu, il rentre en métropole six mois plus tard et part en Algérie en octobre 1955. Selon ses biographies, Marcel Bigeard occupe alors diverses responsabilités militaires et participe notamment sous le commandement du général Massu à la bataille d’Alger en 1957, lorsque les troupes parachutistes quadrillent les villes.C’est à partir de là que ses séances de torture deviennent de plus en plus poussées.
  • Les opposants au conflit, notamment les dirigeants du FLN, avaient alors dénoncé des actes de torture et des exécutions sommaires. Des accusations que Bigeard avait reconnues plus tard à demi-mot, préférant au mot « torture » ceux « d’interrogatoires musclés ». Toutefois, ses propres compagnons paras avouent aujourd’hui encore qu’il était allé plus loin que tous ses prédécesseurs dans son action de punir et d’arracher des aveux. Des tortures qui pouvaient souvent finir par la mort…

 

 

 

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