Sondage d'Echorouk au 1er jour de la mise en service du métro d’Alger
Le métro d’Alger a été enfin inauguré officiellement par le chef de l’État avant-hier après trois décennies d’attente. Hier, les milliers d' Algérois ont eu droit à emprunter ce moyen de transport sophistiqué, et où l'on a enregistré une foule nombreuse de passagers devant les guichets pour acheter leurs tickets au prix de 50 DA.
Lors d’un sondage réalisé auprès des passagers qui ont pris le métro, certains se disent contents par la mise en marche de ce moyen de transport, tandis que d’autres déplorent certaines carences enregistrées au premier jour de sa mise en marche.
Hamid, un fonctionnaire à la retraite interviewé à ce sujet, a dit que l’Algérie célèbre en fait deux événements, celui du 57e anniversaire du déclenchement de la Guerre de Libération nationale et celui de l’inauguration du métro tant attendu. « J’ai déjà pris ce moyen de transport en Europe, et tiens à rassurer que le métro d’Alger répond aux normes internationales », a-t-il ajouté.
Mécontentement sur les prix du ticket, insécurité et absence du réseau de téléphonie mobile
Quant aux tarifs des tickets, on a constaté que des passagers interviewés ont des avis différents. Il y en a ceux qui trouvent que les prix sont prohibitifs. Karim, un agent de sécurité dans une société privée pense que le prix de 50 DA est exagéré. Il a ajouté que les autorités ont déboursé des sommes colossales dans la réalisation de ce métro et veulent les récupérer au détriment des citoyens.
En revanche, une dame a dit que le prix de ticket est acceptable vu son confort, contrairement aux bousculades rencontrées quotidiennement à bord des bus. Elle a également parlé du gain de temps que les Algérois auront à gagner contrairement à d’autres moyens de transport habituels.
D’autres ont parlé d’absence d’agents de sécurité et de policiers dans les rames.
Sami, un étudiant âgé de 21 ans, a soulevé le problème d’absence de réseau téléphonique mobile des trois opérateurs existants. « L’usage du téléphone mobile devient d’une utilité majeure, dont on ne peut s’en passer, mais ici il n’existe plus de réseau », a-t-il dit.
Certains citoyens ont également critiqué le fait qu’il n’existe pas des services au niveau des dix stations du métro, à savoir cabines téléphoniques, kiosques… ainsi que l’étroitesse des quais.