Sonelgaz : les unités de production paralysées
Les travailleurs de la Sonelgaz ont paralysé, lundi, l’ensemble des unités de production des différentes régions du pays. Ils ont réclamé de jouir des mêmes droits et avantages que ceux de Sonatrach ainsi que la revalorisation de leurs salaires. Par ailleurs, ils exigent également le départ du président de leur syndicat, relevant de l'Ugta…
Force est de souligner qu’ils ont demandé de jouir des mêmes droits que ceux de Sonatrach, étant donné que leur entreprise et Sonatrach appartiennent au même ministère, à savoir le ministère de l’Énergie et des Mines. Ils réclament une augmentation de leurs salaires de 70% avec un effet rétroactif à partir de janvier 2008.
Selon des travailleurs de ce Groupe, ce mouvement de grève constitue une première démarche pour faire entendre leur voix. Selon la même source, il appartient à l’administration de résoudre leurs problèmes auxquels ils sont quotidiennement confrontés, notamment leur privation des conditions du travail décentes, privation des primes annuelles remplacées par le treizième mois, l’inexistence de restaurants d’entreprise ainsi que l’absence des salles de soins.
Il convient de souligner que les revendications des différentes directions régionales du pays ne diffèrent pas d’une région à une autre. Les travailleurs grévistes de l’ensemble de ces unités de production ont sollicité l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles, l’unification de la pension de retraite, la dissolution du comité de participation (CP) et la réhabilitation des différentes attestations délivrées par l’Institut de Sonelgaz. Ils réclament également le respect du principe de l’expérience professionnelle permettant aux détenteurs de diplômes universitaires des études appliquées d’occuper des postes de cadres supérieurs.
Quant aux travailleurs du Sud, ils mettent l’accent sur la nécessité de revoir la prime de zone et récupérer les frais du transport concernant les vacances annuelles au moins deux fois par an.