Sortie de trois promotions d’officiers de l’École supérieure de police d’El Biar
Une cérémonie de sortie de trois promotions de commissaires principaux et de lieutenants de police, baptisées du nom du défunt commissaire divisionnaire, Merissi Mohamed, s’est tenue jeudi à l’ École supérieure de police (ESP) d’El Biar.
La cérémonie, présidée par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales Daho Ould Kablia et le directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, a été marquée par la présence de membres de gouvernement, du commandant de la Gendarmerie nationale, le général-major Ahmed Boustila, ainsi que de cadres de la Sûreté nationale.
Le directeur de l’ESP, le commissaire divisionnaire, Farid Chibout, a indiqué, à cette l’occasion, que la sortie concerne la 14e promotion des commissaires principaux (50 éléments), la 15e promotion des lieutenants de police (419 éléments) et la 8e promotion des lieutenants de police femmes (61 éléments), soit un total de 530 promus. “Ces promotions portent à 17 152 le nombre de cadres formés par l’ École supérieure de police d’El Biar depuis son ouverture il y a 43 ans”, a rappelé Chibout.
Les trois promotions, a-t-il expliqué, ont reçu une formation théorique au niveau de l’Ecole basée sur des connaissances dans le domaine juridique, les techniques de police et des préparations physiques.
Elles ont également bénéficié d’une formation pratique de quatre mois pour les commissaires principaux et 18 mois pour les lieutenants de police (hommes et femmes), dont 39 éléments ont suivi une formation de base ayant duré dix mois à l’Académie militaire interarmes de Cherchell.
S’adressant aux cadres des trois promotions, le directeur de l’EPS a déclaré les a exhorté à “défendre les citoyens et leurs biens”, les incitant, en outre, à acquérir, par leur comportement civique, “la confiance des citoyens et leur collaboration”. Chibout leur a également demandé de veiller au respect des lois et à appliquer “strictement” les directives qu’ils reçoivent.
Les trois promotions sorties jeudi ont été baptisées du nom du commissaire divisionnaire martyr du devoir national, “Mohamed Merissi”. Né le 21 janvier 1953 à Ain Ouassara (Djelfa), le regretté Mohamed Merissi, ingénieur d’ État en informatique, est sorti de l’EPS d’El Biar avec le grade de commissaire de police en 1986. Le défunt a occupé plusieurs postes de responsabilité à Chlef.
Après avoir été désigné en 1991, en qualité de chef de Sûreté urbaine de Bordj El Kiffan à Alger, il a assumé, deux ans après, la responsabilité de la Sûreté de Dar El Beïda. Martyr du devoir, Mohamed Merissi avait trouvé la mort le 8 mars 1994 au cours d’un accrochage avec un groupe terroriste armé qui s’attaquait au bureau de poste de Bordj El Kiffan.
Réforme radicale du système de formation du corps de la sûreté nationale (Chibout)
Le commissaire principal Chibout Farid, directeur de l’Ecole supérieure de police Ali-Tounsi, a affirmé, jeudi à Alger, que le programme de formation du corps de la Sûreté nationale a connu “une réforme radicale”.
La 15e promotion des lieutenants de police et la 8e des lieutenants de police femmes, sorties jeudi constituent les dernières promotions à avoir bénéficié d’une formation de 18 mois, ajoutant que la durée de formation passera désormais à 24 mois, a déclaré M. Chibout à la presse. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’adaptation de la durée de formation au dernier statut de la police, aussi bien pour l’agent de police que pour l’officier.
Dans le cadre de la révision du programme de formation les stagiaires bénéficient en plus des connaissances professionnelles, juridiques et techniques approfondies, d’une formation pratique, a ajouté le directeur de l’école supérieure de police. Il a, d’autre part, qualifié de “choix stratégique” la formation de base au profit de certains d’entre eux au niveau de l’Académie militaire interarmes de Cherchell (AMIA), qui s’inscrit, selon lui, dans le cadre de l’accord conclu entre les ministères de la Défense nationale et de l’Intérieur.