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Syrie : des centaines de prisonniers politiques libérés

الشروق أونلاين
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Les autorités syriennes ont libéré des centaines de prisonniers politiques, dans le cadre de l'amnistie générale décrétée par le président Bachar al-Assad après dix semaines de contestation de son pouvoir.

 

Selon Rami Abdelrahman, le directeur de l’Observatoire syrien pour les droits de l’Homme, la plupart des personnes relâchées sont des manifestants des banlieues de la capitale, Damas, de Banias, d’Homs et de Lattaquié, ainsi que de la ville de Deraa, berceau de la contestation situé dans le sud du pays.  « Les libérations ont commencé dans la nuit de mardi et se poursuivent. Des dizaines de prisonniers ont été acheminés des centres de détention de Damas vers des centres de détention locaux où ils s’attendent à être libérés rapidement », a-t-il précisé. « Nous attendons la libération de l’ensemble des personnes emprisonnées en Syrie ». Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, plus de 10 000 personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations, mi-mars.  Parmi les personnes relâchées, figure Abbas Abbas, un ancien prisonnier politique condamné en début d’année à sept ans de prison pour avoir « fragilisé le moral national ». Tal al Molouby, une adolescente blogueuse condamnée à cinq ans de prison au début de l’année pour avoir dévoilé des informations à un pays étranger, ne semble pas être, pour sa part, concernée par la mesure d’amnistie. Malgré ce geste d’apaisement du chef de l’État syrien qui tente de faire taire les appels au renversement de son régime, la répression des manifestations se poursuit dans le pays.  Au moins onze civils auraient été tués par les forces de sécurité ce jeudi à Rastan, dans le centre du pays.  Au moins 52 civils auraient été tués et 200 arrêtés dans cette ville de 60 000 habitants depuis le début de l’assaut lancé par l’armée dimanche.  Alternant main de fer et propositions réformistes depuis le début de la contestation, Assad n’est pas parvenu à étouffer le mouvement de manifestations sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000, à la mort de son père Hafez.  

 

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