Syrie : Kofi Annan voudrait aller plus vite
L’émissaire de l’Onu regrette la lenteur des observateurs internationaux.
“Une honte !” Tel est le verdict qu’inspire à Kofi Annan, émissaire de l’Organisation des nations unies et de la Ligue arabe en Syrie, la lenteur du déploiement des observateurs – une quarantaine à ce stade, 300 à terme – censés garantir la décrue des violences. Lenteur d’autant plus exaspérante qu’elle doit davantage aux pesanteurs de la bureaucratie onusienne qu’aux manœuvres dilatoires du clan de Bachar el-Assad. S’ils mesurent chaque jour les limites d’un tel dispositif, les comités locaux de coordination, chevilles ouvrières du soulèvement, considèrent néanmoins que l’irruption de ces “vigies” a le mérite de contenir la férocité de la répression et de remobiliser la base militante.