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Syrie : les arrestations se multiplient, l'UE adopte des sanctions

الشروق أونلاين
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L'armée syrienne a repris mardi le contrôle de la ville côtière de Banias, où de nombreuses arrestations continuaient hier, selon un militant des droits de l'Homme, en cette journée décrétée « mardi de solidarité avec les détenus ».

Selon Rami Abdel Rahmane, président de l’OSDH, basé à Londres, « des milliers d’hommes ont été conduits par les forces armées et de sécurité dans le stade municipal pour interrogatoire. Ils y ont été frappés alors que plus de 400 personnes sont toujours détenues par les autorités sécuritaires ». Pour sa part, le régime pense avoir pris le dessus sur la contestation, prétendant par la bouche de Boutheina Chaâbane, conseillère du président syrien Bachar Al Assad interviewée par le New York Times, que le gros de la révolte qui secoue la Syrie depuis près de deux mois est passé et que le « moment le plus dangereux est derrière nous ».

Le mouvement de contestation très durement réprimé, avec près de 700 personnes tuées et au moins 8.000 arrestations, selon des ONG, continue d’appeler à « la levée du siège des villes, l’arrêt des tirs et le dialogue national comme solution » et de plaider pour « une société civile libre ». En dépit de la répression, la page « Syrian Revolution 2011 » a prévenu sur Facebook que « les manifestations se poursuivront tous les jours », tandis que Damas accuse des fauteurs de troubles d’être instrumentalisés par l’étranger.

Le frère cadet du président sanctionné par l’Union européenne

Contrairement au président Bachar Al Assad qui a échappé aux sanctions en raison de divergences au sein de l’UE sur l’opportunité de viser le chef de l’État syrien, le frère cadet du président, Maher Al Assad, 43 ans, présenté comme « le principal maître d’œuvre de la répression contre les manifestants », et chef de la Garde républicaine, figure en tête de liste des 13 responsables syriens sanctionnés par l’Union européenne pour leur rôle dans la répression des opposants, selon le Journal officiel de l’UE publié mardi. Le chef des renseignements généraux, le nouveau ministre de l’Intérieur ainsi que les plus hauts responsables de l’appareil répressif syrien sont également sanctionnés. Les sanctions prévoient un gel de leurs avoirs et l’interdiction d’accès aux pays de l’UE. Bruxelles a également décidé un embargo sur les armes, les deux mesures étant entrées en vigueur dès mardi.

 

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