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Parmi 57 Etats concernés

Syrie: l’ONU exhorte l’Algérie à rapatrier ses ressortissants

Echoroukonline
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Syrie: l’ONU exhorte l’Algérie à rapatrier ses ressortissants
AFP
Une femme et des enfants dans le camp d'Al-Hol au nord-est de la Syrie, le 28 mai 2019

L’Algérie et cinquante-six (56) autres Etats sont exhortés, lundi, par des experts indépendants des droits de l’homme de l’ONU à rapatrier leurs ressortissants bloqués dans les camps d’Al Hol et de Roj, au nord-est de la Syrie.

«Nous exhortons les 57 États dont les ressortissants sont détenus là-bas à les rapatrier sans délai», ont déclaré les experts dans un communiqué, s’inquiétant de la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans ces camps, qui abritent plus de 64.000 personnes, principalement des femmes et des enfants.

«Le nombre de pays concernés et les conditions humanitaires désastreuses les camps mettent en évidence la nécessité d’une action collective, soutenue et immédiate pour prévenir des dommages irréparables aux personnes en situation vulnérable qui y sont détenues », ont-ils estimé.

Les experts de l’ONU indiquent en effet avoir adressé des lettres officielles à 57 gouvernements dont on pense qu’ils ont des ressortissants dans les camps en Syrie.

Sur les 64.000 personnes hébergées à Al-Hol, le plus grand camp dans le nord-est de la Syrie, plus de 80% sont des femmes et des enfants. Ils sont venus y trouver refuge en 2019 après la défaite du groupe «État islamique» et la perte des derniers bastions djihadistes.

Selon des informations datées de juin 2020, parmi les 57 pays, près de la moitié sont des pays européens, dont l’Allemagne, la Belgique, la France, la Russie, la Serbie, la Suisse, le Royaume-Uni ou la Turquie.

Sur le continent africain figurent le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Égypte,  l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Somalie et le Soudan.

De l’avis des experts de l’ONU, le maintien en détention, «pour des motifs peu clairs», de femmes et d’enfants dans les camps est un sujet de grave préoccupation et compromet la progression de la responsabilité, de la vérité et de la justice. D’autant que sur place, des rapports font état d’une augmentation de la violence dans les camps depuis le début de l’année, ce qui renforce les appels des experts à «une action urgente».

Exposés à la violence et aux abus

Des milliers de personnes détenues dans les camps seraient exposées à la violence, à l’exploitation, aux abus et à la privation dans des conditions et des traitements qui pourraient bien équivaloir à la torture ou à d’autres traitements dégradants.

«Un nombre indéterminé de personnes sont déjà mortes à cause de leurs conditions de détention», ont-ils déploré.

Responsabilité des Etats mise en avant

Face à cette situation, ils estiment que les États, y compris l’Algérie, ont «la responsabilité première d’agir» et de prendre des mesures efficaces pour «protéger les personnes en situation de vulnérabilité, notamment les femmes et les enfants, situées en dehors de leur territoire». Selon les experts, dans ces camps sous contrôle kurde, ces personnes vulnérables risquent de subir de graves violations.

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