Français

Syrie: “massacre” de dizaines de femmes et d'enfants à Homs

الشروق أونلاين
  • 855
  • 0

Une cinquantaine de femmes et d’enfants ont été retrouvés poignardés ou égorgés dans la ville syrienne de Homs, poussant à la fuite des centaines de familles de crainte de nouveaux “massacres”, ont affirmé lundi des militants en accusant le régime et en appelant à l’ONU.

Mais la télévision officielle syrienne a accusé des “gangs terroristes”  d’être responsables des tueries dans ce haut lieu de la contestation populaire  repris à 70% par l’armée après des offensives sanglantes notamment dans le  quartier de Baba Amr, dévasté par un mois de pilonnage. 

Les photos et les vidéos diffusées par les militants montrent des images  insoutenables d’enfants à la tête ensanglantée et au visage mutilé, ainsi que  des corps complètements carbonisés, égorgés ou poignardés.

L’annonce macabre a été faite alors que la crise en Syrie devrait dominer  les débats, qui s’annoncent conflictuels, à une réunion plus tard dans la  journée à l’ONU à New York entre les chefs de la diplomatie américain,  européens et russe consacrée au Printemps arabe, selon des diplomates.

Elle survient également au lendemain d’une mission de paix infructueuse à  Damas de l’émissaire international Kofi Annan, la violence ne connaissant aucun  répit après avoir fait ces dernières 48 heures 150 morts dans la répression de  la contestation populaire et les combats entre déserteurs et soldats.

“Les corps d’au moins 26 enfants et 21 femmes ont été retrouvés dans les  quartiers de Karm al-Zeitoun et al-Adawiyé, dont certains égorgés, d’autres   poignardés, par les chabbiha”, les milices pro-régime qui participent à la  répression au côté de l’armée, a dit à l’AFP Hadi Abdallah, militant de la  Commission générale de la révolution syrienne.

“Des enfants ont été frappés à la tête par des objets tranchants. Une  fillette a été mutilée et certaines femmes ont été violées avant d’être tuées”,  a-t-il poursuivi.

Mettant en garde contre d’autres tueries, M. Abdallah a appelé “à une  intervention militaire étrangère, à des frappes contre le régime et à armer à  l’Armée syrienne libre (ALS, militaires dissidents)” pour faire face aux forces  régulières plus lourdement armées.

Des centaines de familles, notamment de Karm al-Zeitoun, ont ensuite fui  Homs “par crainte de nouveaux massacres par les forces du régime”, a indiqué  l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Une partie de ce grand  quartier a été reprise à l’ALS par l’armée depuis quelques jours, selon l’OSDH.

 

مقالات ذات صلة