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Syrie: Paris veut le départ d'Assad et la liberté d'agir des observateurs

الشروق أونلاين
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Le président français Nicolas Sarkozy a demandé mardi le départ du pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, en se joignant à son chef de la diplomatie Alain Juppé pour réclamer une liberté de manoeuvre pour les observateurs arabes chargés d'établir la réalité de la répression.

La communauté internationale doit s’assurer que les observateurs de la Ligue arabe ont tous les moyens et toute la liberté de faire correctement leur travail, a déclaré M. Sarkozy, lors de ses voeux annuels aux armées, dans l’ouest de la France. Les conditions dans lesquelles se déroulent aujourd’hui cette mission d’observateurs méritent d’être clarifiées. Est-ce qu’ils peuvent vraiment avoir accès à l’information en toute liberté ? Nous attendons le rapport qu’ils feront dans les prochains jours, avait dit plus tôt Alain Juppé à la chaîne de télévision française I-télé. Je suis dubitatif mais je ne peux considérer que la partie est déjà perdue, a-t-il ajouté. Le secrétaire général de la Ligue arabe a manifesté la volonté d’aller jusqu’au bout dans ses investigations. Il faut vraiment que la vérité soit établie et que le régime n’arrive pas à intoxiquer finalement les observateurs qui sont sur le terrain, a-t-il poursuivi. Les appels au retrait des observateurs se sont multipliés depuis leur arrivée à Damas le 26 décembre en raison de la poursuite de la répression sanglante menée par le régime, qui a fait depuis la mi-mars plus de 5.000 morts, selon l’ONU. Estimant que ces massacres suscitent à juste tire l’écoeurement et la révolte, Nicolas Sarkozy a redit que le président syrien Bachar al-Assad devait quitter le pouvoir et appelé la communauté internationale à prendre ses responsabilités (…) en prenant les sanctions les plus dures, en assurant l’accès humanitaire. C’est ce à quoi nous allons travailler d’arrache-pied, a-t-il affirmé. Alain Juppé a déploré que la Russie continue de bloquer une condamnation du régime syrien à l’ONU, et réitéré que le Conseil de sécurité ne pouvait rester silencieux. La Russie continue à bloquer, il y a bien un moment où le régime sera totalement isolé, a-t-il estimé. On voit bien qu’il y a une répression absolument sauvage, que ce régime n’a plus réellement d’avenir et donc il appartient à la communauté internationale de se prononcer, a-t-il insisté.

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