Tayeb Bélaiz accuse ses détracteurs : « Les barons que j’ai muselé cherchent à régler leurs comptes avec moi ! »
En marge d’une séance au Conseil de la Nation, et répondant à une question concernant l’implication de son fils dans une grave affaire de drogue dans laquelle, selon un quotidien francophone, il a été un membre à la fois actif et important, le ministre de la Justice Garde des Sceaux n’a pas été avec le dos de la cuillère.
- « Ceux qui cherchent à salir mon nom, cherchent à salir tous les commis de l’Etat », a-t-il dit d’emblée. Pour lui, il s’agit là d’un coup qui porte la marque distincte de ceux parmi « les barons », qu’il a muselé et dont il a « réduit l’immunité à néant ». Bélaiz a exigé des parties qui ont diffusé l’information de présenter leurs excuses, parce qu’il n’est pas sain, ni correct d’attenter ainsi à la vie des gens, sans preuve et avec légèreté.
- Préjugeant qu’il peut s’agir d’un plan préparé d’avance, il affirme que le jour ou il a accepté d’être ministre de la Justice, il était certain que, touchant certains cercles d’ « intouchables », il allait remettre en question leurs privilèges et leurs intérêts, et que de ce fait, « ils n’allaient pas tarder à réagir ».
- Concernant les accusations proprement dites touchant son fils, il dit « qu’il fallait être circonspect et ne pas se jeter sur les rumeurs avant d’avoir enquêté dessus minutieusement ». « La famille Bélaiz est grande, elle est présente à Sétif, à Maghnia et dans tout l’ouest algérien. Est-il juste à ce propos que tout ce qui porte mon nom est mon fils ? », apostrophe le ministre, exigeant « les excuses nécessaires » de la part de ceux qui ont diffusé l’information.