Technologie : 40 chercheurs algériens établis aux USA prochainement en Algérie pour promouvoir les jeunes entreprises
Quarante chercheurs et ingénieurs algériens établis aux Etats-Unis et plus précisément à San Francisco seront en visite en Algérie dès le mois de février prochain pour le lancement de projet et accompagner les jeunes entreprises algériennes.
L’ambassadeur algérien aux Etats-Unis, Abdallah Baali a dit qu’il est prévu d’organiser un forum qui réunira les deux ministères de l’Industrie et de la Poste et des Technologies d’Information et de la Communication (TIC) ainsi que l’Agence de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej), les banques et une délégation d’Algériens spécialisés en matière des technologie en provenance de Silicon Valley à San Francisco.
Lors de cette rencontre, la délégation algérienne établie aux Etats-Unis prendra sera constituée d’experts, dont la plupart d’entre eux exerçant dans les géantes entreprises technologiques américaines, à l’instar de Apple, Google, Cisco, Oracle, Intel, Hewlett-Packard, ainsi que d’Algériens qui sont patrons de leur propre société technologique tel M. Belgacem Haba, surnommé “l’homme aux 200 brevets d’invention” dans la microélectronique.
Selon le président du Conseil d’affaires algéro-américain, M. Smail Chikhoune, durant les deux jours de ce forum, il s’agira d’élaborer une “feuille de route” à moyen et long termes avec un programme bien défini pour promouvoir en Algérie les jeunes entreprises, en activité ou à créer, spécialisées essentiellement dans les nouvelles technologies.
Il a en outre indiqué que lors d’une visite effectuée en octobre dernier à Alger par une délégation du département d’Etat et de jeunes entrepreneurs américains, il a été question de choisir, à l’issue de cette rencontre, une jeune entreprise algérienne sur les 15 participantes, pour suivre un stage au niveau d’un incubateur d’entreprises et d’une université à Detroit (Michigan). Selon M. Chikhoune, sur les projets exposés par les 15 jeunes candidats algériens spécialisés dans les TIC, cinq (5) jeunes entreprises ont présenté des projets innovants qui étaient d’une telle excellence, notamment dans le domaine du software, qu’il avait été extrêmement difficile de les départager et dont le candidat de Djelfa a été finalement retenu par la partie américaine.
Pour le président de l’USABC (US-Algeria business council), il faudrait s’inspirer de la méthode adoptée depuis bien longtemps par l’Inde et la Chine dont les gouvernements demandent à leur élite scientifique vivant à l’étranger de parrainer les “jeunes pousses” technologiques locales et, aussi, de créer des entreprises dans leur pays d’origine.