Témoignages des Algériens venant de Libye : les Libyens démentent la responsabilité des Algériens dans le financement des mercenaires
Des Algériens établis en Libye et qui ont regagné le territoire national via le poste frontalier Taleb-Larbi dans la wilaya de Oued Souf, ont affirmé n’avoir jamais imaginé une telle répression sanglante…
Rappelons que ce sont les milices armées loyales au régime de Kadhafi qui sont à l’origine du génocide perpétré contre des manifestants. Ces ressortissants algériens rentrant de la Libye ont également affirmé que le peuple libyen a catégoriquement démenti des informations colportées par certains sites électroniques sur l’implication des mercenaires algériens dans les crimes commis contre le peuple libyen et de l’implication de l’ État algérien dans ces événements qui frappent très fort en Libye. Dr.Radia originaire de la wilaya de Biskra, épouse d’un syrien, travaille aux alentours de la capitale libyenne « Tripoli », à 500 km du poste frontalier de l’Algérie a témoigné avoir vu l’atrocité du régime libyen qui a mobilisé des mercenaires chargés d’exterminer leur propre peuple. Dr.Radia a manifesté son profond sentiment profond de sympathie avec le peuple. Elle a regretté avec son équipe médicale de n’avoir pas pu sauver la vie d’un nourrisson de moins d’un an dont le visage a été brûlé ainsi que plusieurs parties de son organisme à la suite d’un bombardement d’un avion de guerre libyen de leur domicile. « N’était-ce pas l’état maladif de ma mère, je ne laisserai jamais mes confrères libyens mourir sans que je leur vienne en aide en les soignant », a-t-elle regretté . Elle a dit,d’un ton triste, que son voyage de retour en Algérie constitue pas mal de risque notamment qu’elle a pris un bus transportant des ressortissants tunisiens. Interrogée sur la réaction des Libyens vis-à-vis des informations sur l’implication des mercenaires algériens dans les crimes commis en Libye, le médecin affirme qu’aucun libyen ne croit à ces « mensonges »,et ce qu’a encore affirmé l’un de ses collègues libyens. Pour Abdeldjabbar Tlemsani, fonctionnaire dans une banque en Libye qui a cherché un taxiphone pour effectuer une communication téléphonique à ces proches, dont son téléphone portable a été volé, a dit qu’il a été brutalement tabassé et malmené par des éléments de police libyenne qui ont osé définir les algériens de « traîtres ». « Je suis chanceux d’avoir envoyé ma femme et ma petite fille en Algérie un mois avant le déclenchement des événements en Libye », a-t-il déclaré.