Tipasa : un malade mental libéré d'un hôpital psychiatrique retrouvé mort en raison du froid
Les services de la Gendarmerie nationale de Koléa dans la wilaya de Tipasa, ont retrouvé le corps sans vie de « Djouablia Nabil », qui est né à El Harrach et âgé de 37 ans, à proximité de l’une des usines de production du fromage de ladite wilaya.
La victime étant atteinte d’une maladie mentale a été admise au service de maladies psychiques de l’hôpital Frantz Fanon de Blida, sur la base d’une décision de wilaya en date du 24 mars 2011, dans lequel il a passé 5 mois, avant qu’il ne sorte de cet hôpital le 29 août sans que sa famille ne soit au courant.
Sachant que ce patient souffrant d’une maladie psychique, qui reçoit des soins au niveau de cette structure hospitalière depuis des années, a quitté l’hôpital tout seul et sans que l’administration de cet hôpital ne daigne à mettre au courant la famille de la victime de sa sortie.
Sorti de cette structure hospitalière, la victime s’est retrouvée errant dans les rues et ruelles de ladite localité pendant trois mois.
S’était rapproché des responsables de l’hôpital pour s’informer de leur enfant, la famille de la victime a été surprise en recevant l’information selon laquelle le patient aurait déjà quitté l’établissement hospitalier.
Selon un document daté du 17 novembre dernier, le patient aurait quitté l’hôpital le 29 août sans que sa famille ne le sache. Ayant saisi le médecin qui traitait la victime sur les raisons d’avoir laissé la patient sortir sans avertir la famille, cette dernière n’a reçu en fait aucune réponse ni auprès le médecin traitant ni auprès de l’administration de la structure hospitalière.
Venue au siège de Echorouk pour publier l’avis de recherche de leur enfant disparu et dès que les services de la Gendarmerie nationale ont appris l’information ont par la suite saisi la famille de la victime d’avoir retrouvé le corps sans vie de Nabil Djouablia transféré vers la morgue de l’hôpital de Koléa.
Ce jeune de 37 ans serait décédé le 28 novembre à l’aube en raison du froid.
Force est de noter que la famille de la victime n’a pas croisé les bras quant à cet acte qu’elle juge de « dépassement gravissime » en appelant les autorités à diligenter une enquête pour identifier les causes de la mort de leur enfant tout en accusant de manière directe l’administration de l’hôpital Frantz Fanon, de négligence et de laisser sortir un malade mental sans avertir sa famille.
Le médecin traitant la victime, quant à lui a été également accusé d’avoir signé le billet de sortie du patient avant que ce dernier ne soit totalement rétabli.
En revanche, le médecin en question a tenu à informer la famille de la victime, qu’il est de ses compétences de signer le billet de sortie du patient une fois que sa durée de séjour à l’hôpital est terminée. Quant au sujet de prévenir la famille de la victime, le médecin a dit qu’il relève des compétences de l’administration de l’hôpital.
Rappelons que la victime avait été admise à trois reprises à l’hôpital de maladies psychiques, à chaque fois que l’administration décide de le faire sortir contacte sa famille, mais cette fois-ci, elle ne l’a pas convoquée, ce qui a entraîné la mort du patient sans que nul ne le sache.
L’administration avait auparavant libéré un malade mental originaire d’Eucalyptus âgé de 30 ans, qui s’appelait « Zouaoui », avait mis fin à ses jours en se jetant à la mer.