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Toufik défend Hassan !

الشروق أونلاين
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L’ex-patron du DRS, Mohamed Mediène, dit Toufik, est sorti de son droit de réserve, une semaine après la condamnation de l’ex-chef de la lutte antiterroriste, Abdelkader Aït Ouarabi, dit Hassan.Pour mémoire, les avocats de Hassan ont demandé le témoignage de Toufik lors du procès, mais ce ne fut pas accepté par l’accusation.

 En effet, dans une déclaration à notre quotidien, Toufik est sorti de son silence, après la condamnation de son adjoint à 5 ans de prison et se dit consterné par la peine prononcé par le tribunal d’Oran.

Il s’est prononcé après la décision du tribunal et après que toutes les voies de recours légales soient épuisées, en pensant qu’il est de son devoir de faire des remarques à toutes les parties concernées dans ce dossier et tous ceux qui le suivent de près ou de loin.

Pour rappel le général Hassan a été condamné à cinq ans de prison par le tribunal militaire d’Oran, il y a dix jours, sur des accusations de «destruction de documents militaires» et «refus d’obéir à sa hiérarchie».

Son supérieur, le patron du DRS, au moment des faits, a confirmé que tout ce qu’a fait Hassan l’était sous ses ordres en conformité avec les règlements régissant ce département qui est d’ailleurs soumis à un suivi juridique.

A ce titre, il était chargé d’une mission prioritaire avec des prérogatives lui permettant de mener des opérations en relation avec les objectifs fixés.

En plus de cela, il lui a rendu hommage pour son travail accompli dans la lutte antiterroriste durant toutes ces dernières années et surtout après l’affaire de Tiguentourine, lui et ses collaborateurs en disant qu’en ce qui concerne l’opération qui lui a valu cette condamnation, j’affirme qu’il l’a traitée dans le respect des normes et en rendant compte aux moments opportuns.

Après les résultats probants qui ont sanctionné la première phase de l’opération, je l’ai félicité, lui et ses collaborateurs, et encouragé à exploiter toutes les opportunités offertes par ce succès.

Il a géré ce dossier dans les règles, en respectant le code de travail et les spécificités qui exigent un enchaînement opérationnel vivement recommandé dans ce cas d’espèce.

Il a plaidé en sa faveur en affirmant qu’il n’est jamais sorti du cadre réglementaire en se consacrant à ses nombreuses opérations qui ont contribué à assurer la sécurité des citoyens et les institutions de la République, de sorte qu’on ne peut pas douter de la sincérité et de la bonne foi dans l’exécution de son travail.

De ce fait, il fait partie de cette catégorie de cadres capables d’apporter le plus transcendant aux institutions qu’ils servent.

De ce qui précède, il a ajouté qu’au-delà des questionnements légitimes que cette affaire peut susciter, le plus urgent, aujourd’hui, est de réparer une injustice qui touche un officier qui a servi le pays avec passion et de laver l’honneur des hommes qui, tout comme lui, se sont entièrement dévoués à la défense de l’Algérie.

Les médias ont traité abondamment cette affaire en faisant preuve de beaucoup d’à-propos, malgré l’absence d’éléments d’appréciation officiels. J’ose espérer que mon intrusion médiatique, même si elle constitue un précédent, ne suscite pas de commentaires qui risquent de la dévoyer et de la détourner du but recherché.

Effectivement, c’est la première du genre de sa part, tout au long de sa carrière,  mais la deuxième après celle de Nezzar.

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