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Turquie: nouvelle rafle dans les milieux proches du PKK

الشروق أونلاين
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La police turque a procédé mardi à une vaste opération à travers le pays et arrêté plus de 70 personnes accusées de liens avec les rebelles kurdes, ont rapporté les médias turcs.

 

Les opérations policières ont essentiellement eu lieu à Istanbul et à  Diyarbakir (sud-est), mais aussi dans différentes villes de Turquie, selon la  chaîne d’information NTV qui avait dans un premier temps fait état de 60  interpellations.

Des avocats du chef rebelle kurde Abdullah Öcalan, emprisonné à vie, ainsi  que des membres du principal parti pro-kurde (BDP, parti pour une société  démocratique), figurent parmi les suspects arrêtés, accusés de faire partie du  KCK (Union des communautés kurdes), a-t-on souligné de source de sécurité  locale à Diyarbakir.

Selon l’agence semi-officielle Anatolie, 47 avocats d’Öcalan, qui lui  rendent visite régulièrement dans sa prison d’Imrali (nord-ouest) et par le  biais desquels le chef kurde transmet des messages à l’extérieur, sont parmi  les gens interpellés.

Le KCK, une organisation clandestine, est soupçonnée d’être la branche  urbaine du mouvement armé PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), en lutte  depuis 1984 contre le pouvoir central, d’abord pour l’indépendance, puis  l’autonomie des régions kurdes de Turquie.

Les autorités accusent le KCK, qui chapeaute le mouvement politique kurde,  de vouloir remplacer les institutions officielles dans l’est et le sud-est  anatoliens, peuplés majoritairement de Kurdes, et de favoriser une insurrection  dans ces régions.

Depuis 2009, 700 personnes, selon le gouvernement, et 3.500 dont des  députés et des maires, selon les milieux kurdes, ont été incarcérées pour  collusion avec le KCK.

Deux intellectuels de renom ont également été incarcérés dans le cadre de  cette vaste enquête au début du mois. On leur reproche notamment d’avoir  participé à un forum politique pro-kurde.

L’arrestation de Ragip Zarakolu, écrivain et éditeur, et de la  constitutionnaliste Büsra Ersanli ont provoqué des protestations en Turquie et  à l’étranger.

Mais le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la ligne  dure serait maintenue contre les nationalistes kurdes. “La Turquie n’autorisera  jamais un Etat parallèle (du KCK). Et il n’est pas question de baisser les  armes” face au PKK, a récemment déclaré M. Erdogan, qui avait lancé, sans  succès, en 2009, une tentative d'”ouverture démocratique” en direction des  Kurdes.

 

 

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