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Un an après, les “indignés” espagnols redescendent dans la rue

الشروق أونلاين
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Un an après, les “indignados” espagnols redescendent dans la rue. De nouvelles manifestations étaient organisées samedi dans toute l’Espagne pour marquer le premier anniversaire d’un mouvement qui a inspiré des protestataires du monde entier.

Les “indignés” comptaient notamment se réunir dans la soirée sur la place de la Puerta del Sol, berceau du mouvement au coeur de Madrid, et y rester trois jours. Mais les autorités ont prévenu qu’elles ne permettraient pas l’installation de campements et près de 2.000 policiers anti-émeutes devaient être mobilisés dans la capitale.

“Nous sommes ici aujourd’hui pour célébrer le premier anniversaire (…) du mouvement et même si nous sommes avons réussi certaines choses, la situation s’est beaucoup aggravée, alors il faut continuer le combat (…) et c’est pour cela que nous sommes là”, expliquait Ana Pancorvo, une militante de 40 ans, en rejoignant l’un des quatre cortèges madrilènes devant converger vers la Puerta del Sol. Des rassemblements étaient aussi prévus dans d’autres villes d’Europe, comme à Londres.

Les premières manifestations avaient commencé il y a presque un an, le 15 mai 2011, pour exprimer le refus que les populations payent le prix de la crise économique et financière et subissent les conséquences des mesures d’austérité engagées dans toute l’Europe. Un peu partout en Espagne, les “indignés” avaient installé des campements, dont celui de la Puerta del Sol, en plein coeur de Madrid.

Les manifestations se sont vite propagées en Europe, mais ont aussi traversé l’Atlantique, avec le mouvement “Occupy Wall Street”, dénonçant les excès de la finance, qui en a inspiré d’autres en Asie notamment.

Un an après, l’Espagne reste accablée par la récession, avec un taux de chômage désormais qui touche près d’un quart de la population active (24,4, le plus fort des 17 pays de la zone euro, et frappe un jeune sur deux de moins de 25 ans. La situation économique du pays continue d’alimenter les craintes que le pays n’ait à son tour besoin d’être renfloué, comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

Le nouveau conservateur de Mariano Rajoy, chef du Parti populaire, a adopté de profondes mesures de restriction budgétaire pour tenter de réduire la dette espagnole, mais beaucoup accusent ces mesures d’aggraver la détresse financière des ménages les plus fragiles.

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