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Un détenu sahraoui à Echorouk: “Les soldats marocains s’en prennent à nos femmes sous nos yeux”

الشروق أونلاين
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Un détenu sahraoui à Echorouk: “Les soldats marocains s’en prennent à nos femmes sous nos yeux”

Il s’agit de Mustapha Ould Mohamed El Filani, né en 1969 à Layoune, de nationalité sahraouie, incarcéré dans les geôles marocaines, plus précisément dans la prison Tiznit au sud du royaume chérifien, où il est placé dans une cellule.

Entrepreneur et père de quatre enfants, deux garçons et deux filles, dont l’épouse était tuée par les soldats marocains et ses enfants sont déplacés après son incarcération le 10 janvier 2013 pour avoir publié de prospectus hostiles au régime marocain. Contacté au téléphone par Echorouk, le citoyen sahraoui a répondu à voix basse, presque inaudible: « Il y a une surveillance très stricte sur moi,  car je suis militant du Mouvement de libération du Sahara occidental ».En effet, notre interlocuteur s’est empressé de nous parler des souffrances qu’endure le peuple sahraoui: « L’armée marocaine nous torture, nous tue et abuse de nos femmes sous nos yeux », nous a-t-il dit avant d’enchaîner: « Les souffrances du peuple sahraoui sont plus graves celles que subit le peuple palestinien dans ses territoires occupés par les sionistes ». « Nous voulons faire entendre au monde entier notre voix», nous a-t-il confié encore.S’agissant de son emprisonnement, Mustapha Ould Mohamed El Filani a affirmé avoir subi et 120 autres de ses compatriotes toutes formes de torture corporelle et morale. « J’ai été arrêté par l’armée marocaine après la visite effectuée par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, Christopher Ross, dans les territoires sahraouis…Des lettres me parvenaient de l’armée marocaine me menaçant de m’incarcérer, de tuer ma femme. C’est pourquoi j’ai interpellé la Communauté internationale en vue de me protéger et protéger ma famille mais en vain », a-t-il ajouté.En me visant par des lettres de menace, j’ai été arrêté à Layoune et j’ai eu à subir toutes formes de torture morale et corporelle. En mai dernier, ma femme a été tuée par poison, dit-il, avant d’ajouter que 15 jours seulement après la mort de son épouse, c’était au tour de son fils Mohamed, pour être arrêté et torturé durant 7 longues heures sans répit. D’après lui, sa maison a été perquisitionnée, ses documents et son ordinateur ont été subtilisés. Il nous a fait savoir aussi qu’il détenait des certificats médicaux prouvant que sa femme était morte par empoisenement.Notre interlocuteur nous a également confié que ses enfants vivent le calvaire et l’angoisse, après les menaces des soldats marocains d’abuser de ses filles. « Les soldats marocains m’ont menacé de violer mes filles », a-t-il dit.Mustapha Ould Mohamed a lancé appel à la communauté internationale, au rapporteur onusien spécial sur la torture, Juan Méndez, à l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, Christopher Ross pour ouvrir une enquête approfondie et à visiter les prisons marocaines pour voir de visu l’ampleur de la souffrance des Sahraouis pour les montrer à l’opinion publique.En revanche, il a imputé la responsabilité de ce qu’endurent ses semblables et lui à l’Organisation des nations unies (ONU) qui assiste ,selon lui, en spectateur aux exactions des forces de sécurité du royaume chérifien.   

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