Un Guantanamo bis en France ?
Après la vague d’attentats qui a secoué la France, cette dernière veut, face au terrorisme, créer des centres de détention exceptionnels à l’image de Guantanamo, la prison américaine située à Cuba.
Cette idée a été remise au goût du jour après l’attentat manqué de vendredi dernier. En effet, Ayoub El Khazzani, un Marocain de 26 ans, a essayé de commettre un attentat dans le train reliant Amsterdam à Paris. Il a été maîtrisé par des américains en vacances en Europe, car lourdement armé. Il avait en sa possession une Kalachnikov, neuf chargeurs garnis, un pistolet automatique et un cutter.
En ce moment, il est en garde à vue dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en banlieue parisienne.
Ce dernier fait partie de la mouvance islamique et a séjourné en Syrie avant de se fixer en France. Il a été déjà pisté par la police espagnole qui a envoyé une fiche aux autorités françaises. Il a nié tout projet terroriste, expliquant avoir trouvé par hasard des armes dans un parc, dont il a décidé de se servir pour détrousser les voyageurs du Thalys.
Mais les faits le contredise, car avec son profil d’islamiste radical, repéré par les services de renseignements de quatre pays européens (Espagne, France, Allemagne, Belgique), oriente bien les enquêteurs vers la piste d’une attaque terroriste qui aurait pu conduire à un bain de sang.
Huit mois après les attentats sanglants contre le journal satirique Charlie hebdo et dans un supermarché cacher de Paris, et après plusieurs projets d’attaques jihadistes déjoués depuis janvier, la menace terroriste en France reste très élevée, a rappelé le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.
Selon Charles Pelligrini, il y aurait 1800 adeptes du jihadisme et que la lutte contre le terrorisme est difficile et complexe.
Devant cette menace terroriste, la France envisage de mettre en détention préventive tous les suspects et de renforcer les mesures dans les ports, aéroports et les gares.
Nicolas Comte, du syndicat de la police, a soutenu l’idée d’élargir le port d’armes aux agents de sécurité dans les trains.