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Un ¼ de million de jeunes fonctionnaires en contrats de pré-emploi se révoltent contre les « miettes » touchées mensuellement

Un ¼ de million de jeunes fonctionnaires en contrats de pré-emploi se révoltent contre les « miettes » touchées  mensuellement

La Commission nationale des travailleurs en contrats de pré-emploi et du filet social qui compte un nombre de détenteurs de diplômes universitaires exerçant leur travail au niveau de différentes directions de l’Action sociale (DAS) et dans différentes agences d’emploi, a décidé de tenir un sit-in de contestation devant le siège du ministère du Travail ainsi que devant la Chefferie du gouvernement au cours de la première semaine de 2012.

Les fonctionnaires dans le cadre de contrats de pré-emploi sont au nombre de 240 000 jeunes fonctionnaires, dont des détenteurs de diplômes universitaires, diplômés de centres de formation ainsi que des techniciens supérieurs.

Il est à noter que ces trois catégories exerçant dans l’ensemble des  secteurs publics, à savoir l’éducation, la santé, l’université, l’administration et les APC, touchent respectivement un salaire mensuel de 15 000, 10 000 et   8 000 DA.

La Commission réclame l’intégration des travailleurs et fonctionnaires contractuels et la régularisation de la situation de l’ensemble des travailleurs, et se dit même prête à aller jusqu’au bout de la contestation pour arracher leurs droits, notamment l’intégration dans des postes permanents.  

Cette frange de fonctionnaires se plaint de la prolongation de contrats de travail sans autant qu’une décision d’intégration ne soit prise, dont ils qualifient cette politique de « contrat expiré » et sans aucune garantie. Les entreprises qui emploient des jeunes fonctionnaires contractuels procèdent à la prolongation de contrat d’insertion de deux années au profit de ceux qui exercent dans le secteur économique et d’une année à trois années renouvelables dans le secteur des institutions et administrations publiques. 

La Commission nationale a appelé dans son communiqué, dont Echorouk a reçu une copie, l’ensemble de jeunes fonctionnaires à se mobiliser en vue de remettre au ministère de tutelle et au gouvernement leur plateforme de revendications afin qu’elle soit prise en charge.  

Les initiateurs de cette action de protestation ont qualifié ces contrats d’”exploitation des jeunes” et qui ne prennent pas en considération l’article 55 de la Constitution qui stipule le droit de tout citoyen à un travail permanent.    

La Commission renoue avec la contestation en interpellant le gouvernement à satisfaire les doléances des jeunes en leur assurant de poste de travail permanent et non pas un contrat de travail qui expire après quelques jours seulement, sans que le fonctionnaire ne puisse bénéficier ni d’une carrière professionnelle ni d’un bénéfice matériel.

La Commission nationale des travailleurs en contrats de pré-emploi et du filet social, affiliée au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) a également critiqué la réponse du ministère du Travail à leur revendication principale, à savoir, l’intégration en prétextant que l’intégration des travailleurs ne relève pas de ses compétences.  

 

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