Une famille Algérienne accuse la Maroc d’avoir torturer son fils prisonnier
La famille du prisonnier « Sadji El Wassini », détenu dans les prisons marocaines depuis 1995, a exprimé son inquiétude suite à la rupture de contacts avec son fils qui ne lui reste que 50 jours pour consommer la période de sa détention.
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Selon le frère du prisonnier « Badr Eddine », les nouvelles de son frère sont totalement coupées depuis qu’il a été placé à la prison de Meknes, après qu’il eut observé une grève de faim de 27 jours pour protester contre son transfert vers la prison de la capitale marocaine Rabat. La famille a déjà reçu un appel de la part d’un des prisonniers les informant que leur frère est soumis à des pressions et à une guerre psychologique depuis le mercredi 19 août, date à laquelle le directeur de la prison de Meknès « Zihari Abdelhak », en compagnie de 31 personnes, 5 d’entre elles étaient habillées en civile et 5 autres habillées en bleu (gardiens de prison au pire), et le reste habillées en militaire, s’est manifesté devant les prisonniers juste après la prière du fadjr, où il a mis un sac noir sur la tête du prisonnier algérien puis emmené vers « djenane el kerma » ou « la chambre noire », une cellule individuelle où le prisonnier ne peut même pas se tenir debout.
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Selon les constats de la famille, « El wassini » et depuis qu’il a été placé dans cette prison, souffre des intimidations du directeur qui voulait par tous les moyens de l’impliquer dans une deuxième affaire, après que sa période de détention tire à fin, l’accusant d’avoir soutenu les terroristes et d’avoir apporter une aide logistique aux groupes armés Algériens au Maroc. Il avait déjà adressé plusieurs lettres ouvertes dans la presse au président de la république, arrivant à bénéficier de la loi de la réconciliation nationale. Son frère s’est chargé de la régularisation de ses dossiers en Algérie, et sa famille comptait les jours attendant la retour de leur fils après une longue absence, mais voila qu’il disparaît et les nouvelles sont coupées, ce qui l’a contraint à déclencher une campagne d’appels aux organisations intéressées par les droits de l’homme, en plus de la correspondance adressée au consulat marocain en Algérie qui n’a pas donné de suite. Selon son frère, le quotidien Echourouk est la seule porte d’espoir qui reste pour pousser les responsables des affaires étrangères à connaître le sort de leur frère dont l’état de santé s’est détérioré depuis la grève de faim.