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Une famille, composée de 06 filles, toutes des malades mentales, vit dans une situation « Calamiteuse »

Une famille, composée de 06 filles, toutes des malades mentales, vit dans une situation « Calamiteuse »

Une semaine auparavant, on ne savait pas qu’une famille menait une vie primitive au cœur du Djurdjura, mais on en a été informé lorsque monsieur Djemâa Chabane s’était présenté au bureau régional de Tizi-Ouzou du quotidien Echourouk, pour nous demander de publier un avis de recherche.

  • En fait, il avait perdu un fils, dit Ferhat, né en 1982 et handicapé mental, ce dernier était sorti du domicile familial, et aucun signe de vie depuis. On a fait notre devoir, mais voulant mieux faire, on s’est rendu au domicile de Mr Djemâa pour l’interroger, lui aussi qui souffrait d’handicap mental partiel. Mais, grande, fût notre surprise, lorsqu’il nous a informé qu’il a 6 filles, toutes des malades mentales à 100 %, ainsi que son épouse, et il habite dans une bicoque, il nous a invité pour lui rendre une visite. Et sans hésitation aucune, on a accepté son invitation pour voir l’état précaire dans lequel la famille vivait, et les rapporter aux responsables, qui espérons-le, ne resteront pas insensibles face à cette situation, et essayer de sauver la face, comme on dit, en apportant de l’aide à cette famille, qui est classée, incontestablement, dans la case des « Damnés de la terre »
  • De bonheur, on est parti de la cille de Tizi-Ouzou à destination de la commune de Tizi-Ghenif pour constater  le volume de l’état calamiteux que vit la famille, composée de 06 jeunes filles, qui résident au village Ait Slimane, situé à 4 km du chef lieu de la commune. Sur notre vers le village, on était de faire les 02 derniers km à pied à cause de l’état du mauvais état du chemin. Une fois au village, un des habitants nous a conduit vers la bicoque, lieu de résidence de ladite famille. N’ayant pas trouvé Mr Djemâa, on a tout de même décidé de rentrer…On est resté « Ebahit » lorsqu’on a vu l’état des jeunes filles, elles dans un état « Calamiteux », leurs habits étaient sales, les pieds nus, et corps presque nus. C’était une image affreuse à voir, et personne ne peut en rester insensible, c’était très touchant et désolant…Des jeunes filles à fleur d’age, qui n’ont rien à se reprocher, que le fait d’être malades mentales de naissance, et vivant dans une pauvreté indescriptible. Voyant cela, nos cœurs s’étaient déchirés, parce qu’on ne pouvait rien faire. Le père Djemâa arrive avec un sceau d’eau à la main, dés lors qu’il nous a vu, il était fou de joie, et il nous dit, tout content, que c’était lui qui avait construit cette bicoque en 1980 avant de se marier. Et depuis ce jour, il y vit avec son épouse, son fils et ses 06 filles, qui n’ont pas eu la chance, comme les autres jeunes filles kabyles, de rejoindre les bancs de l’école, et ne savent pas ce qu’est une coiffure, et encore moins un médecin… Ces « Prisonniers » n’ont jamais vu la télévision, ou même écouter la radio…On discutait avec lui, l’une de ses filles avait accouru pour l’agresser, une autre arborait dans sa main un couteau, et la troisième le traitait de tous les noms, alors que les autres commençaient à hurler et crier, et faisaient des gestes anormaux. Mais le père avait répliqué par des frappes très violentes afin de les calmer, et lorsqu’on lui a demandé de les traiter avec douceur, il nous répondit en pleurs : « Je n’étais pas ainsi, je réagis de la sorte parce que le traitement qu’elles prennent n’a aucun effet sur elles. Je ne peux plus continuer dans ce sens, je fais tout, je travaille en tant que veilleur de nuit, et de retour à la maison, je leur apporte à manger et de l’eau. Je m’occupe de leurs linges, et j’ai peur de mourir et les laisser se faire manger par des loups « Humains ». Je demande à l’Etat de les prendre en charge, et les transférer vers l’un des centres spécialisés, pour leur assurer les soins et le suivi. Je ne demande pas l’impossible, et je ne peux plus continuer »
  • Le père a poursuivi que l’APC ne l’a jamais aidé, et qu’il n’avait jamais bénéficié du couffin de « Ramadhan » ou bien d’une autre aide, de quelque nature qu’elle soit.
  • Dés notre retour, on s’est directement rendu au siége de l’APC pour informer les responsables de ce qu’on avait vu, mais le maire s’était excusé à cause d’une réunion urgente qu’il devait avoir avec des entrepreneurs, et il nous avait reproché de ne pas l’avoir contacté pour prendre un rendez-vous avec lui. On a rencontré des élus de l’APC, qui nous ont informé qu’ils étaient au courant de l’état de la famille de Djemâa, et que l’APC avait accompli son devoir envers lui, en l’aidant à bénéficier d’une pension pour handicapés. Quant au logement, on nous a informé que cela ne les concernait pas, parce que c’est la daïra qui est chargée de la distribution des logements sociaux. L’un d’eux nous a affirmé que la famille Djemâa n’était pas la seule famille à vivre dans cet état, et que la plupart des familles vivant dans des villages, situés sur les montagnes, sont pauvres.
  • On quittant ces élus, pour la question est des plus naturelles du monde, parce que c’est au père à assumer la responsabilité de ses enfants, handicapés.
  • Alors, y a-t-il quelqu’un qui pourrait les aider ? Et est ce que les autorités concernées vont bouger pour apporter de l’aide à la famille de Djemâa, notamment le transfert de ces jeunes filles vers des centres de soins spécialisés et essayer de les aider ? …La réponse, on la connaîtra dans quelques jours.
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