Une hausse importante dans le déficit budgétaire algérien depuis 2010
Les statistiques du ministère des Finances ont révélé que les Fonds de régulation des ressources, a enregistré une baisse record en 2012, qui a été estimée à l’équivalent de 22,8 milliards d’euros, et ce, pour rembourser le déficit budgétaire.
C’est la décroissance la plus élevée depuis la création de ce fonds en 2000, contre 17,61 milliards enregistrée en 2011. Le déficit budgétaire, a enregistré une hausse record depuis 2010 en raison de l’application des systèmes de compensations et les lois fondamentales et l’éclatement des dépenses publiques, dépassant le déficit global du Trésor de 25% par rapport au produit intérieur brut. D’ailleurs, on s’attend à une baisse du rythme des ressources du Fonds, au cours de l’année en cours en raison du faible taux des prix du pétrole sur les marchés mondiaux et les quantités exportées, ainsi que la forte baisse de l’excédent de la balance commerciale de l’Algérie enregistrée au cours des 10 premiers mois de l’année en cours. Compte tenu de la contribution de plus de 65% des programmes quinquennaux en devises, la baisse n’inclura pas seulement les ressources de fonds, mais il s’étendra aux réserves en devises, qui s’élevaient à 189 milliards de dollars en milieu de l’année en cours, marquant la première croissance négative depuis environ 10 ans. Les réserves de l’Algérie en devises sont en baisse, en raison de l’ importation de presque toutes les matières premières qui entrent dans la mise en œuvre du quinquennat et l’importation des moyens de réalisation, en l’occurrence, la main d’œuvre, les études techniques qui accompagnent la réalisation et même payer des intérêts des sociétés étrangères opérant en Algérie, compte tenu des exportations limitées en dehors du secteur des hydrocarbures et la totale dépendance à l’unique ressource qui est les Hydrocarbures. Dans son dernier rapport concernant la Loi du budget pour 2011, le conseil a critiqué la faiblesse du contrôle sur les comptes et l’absence de mécanismes de contrôle interne solides. En théorie, le fonds dispose sur la capacité financière pour couvrir le déficit budgétaire jusqu’en 2016 et assurer la réalisation des programmes du quinquennat, au rythme des dépenses courantes.