Une manifestation anti-quatrième mandat brutalement réprimée à Alger
La marche des opposants au quatrième mandat s’est transformée en une confrontation ouverte entre les manifestants et les services de la police, qui ont bouclé les rues de la capitale depuis les premières heures, avec l’arrestation de 150 personnes, parmi eux, on retrouve, des journalistes, des avocats, des médecins et des étudiants.
Les manifestants ont scandé des slogans, notamment le «Non au quatrième mandat”, “Algérie libre et démocratique” , “Non à la mascarade» ….” Aux premières heures d’hier matin, le décor de la place Audin et celle de la grande poste , n’était pas similaire à celui des jours réguliers, on constate un lourd déploiement d’agents de police, des gendarmes et des agents en civils , qui ont bouclé les routes menant de Didouche-Mourad , en passant par la Fac centrale, jusqu’à la place des Martyrs, où près de 1000 policiers, ont occupé les différentes artères pour faire face aux centaines de personnes représentant les diverses couches de la société pour dénoncer le quatrième mandat , où ils ont tenté d’occuper la place Audin pour marcher vers la grande poste , mais le mur bleu de la police anti-émeute les ont forcés à battre en retraite. La police s’est précipitée pour arrêter les manifestants à leur tête un médecin gynécologue, “Amira Bouraoui,” et un certain nombre de filles, des journalistes, des avocats et des médecins, ainsi que la participation des candidats à l’élection présidentielle, à leur tête l’astronome Lot Bonatiro, également, une vieille qui portait une bannière demandant à connaître le sort de son fils disparu pendant la décennie noire, a été arrêtée, quant aux agents de police, parfois, ont recours à la violence contre les manifestants.