Une parlementaire Marocaine accuse la sureté Marocaine d'avoir aidé des marocains lors des événements d’El Ayoun
Kedjmoula Bent Abbi, parlementaire et coordinatrice du Front d’El Ayoun a chargé la sureté Marocaine d’être responsable du pilage et de destruction des biens des Sahraouis.
- Elle a aussi révélé des détails surprenants sur les événements d’El Ayoun que la presse marocaine n’a jamais dite. Ces vérités ont déjà été révélées par le Président Sahraoui lors de sa visite au siège d’Echorouk, accusant la securité Marocaine de complicité avec les citoyens Marocains dans le pillage et la liquidation de Sahraouis.
- Kedjmoula Bent Abbi a affirmé hier dans un entretien publié par le site web « Ilef » que la sécurité Marocaine est impliquée dans les derniers événements d’El Ayoun, et dit : « Des éléments de la sureté Marocaine protégeaient des citoyens, qui arboraient des épées et couteaux pour détruire les biens des Sahraouis, st n’ont rien fait », ajoutant « J’ai vu des citoyens Marocains bruler des voitures de Sahraouis » et je les ai entendu leur dire « Descendez Sahraouis » pour les intimider..La ville d’El Ayoun a échappé à un carnage, et si les jeunes Sahraouis avaient répondu aux provocations, on aurait vécu un carnage. »
- La parlementaire a indiqué qu’elle a constitué un comité de coordination pour coordonner avec le camp, et a sollicité le wali de sureté de la ville d’El Ayoun la veille du huit novembre dernier afin de remettre un véhicule de l’un des membres de la coordination pour transporter des médicaments au profit de diabétiques au camp « le wali avait promis de venir dans la matinée du huit novembre dernier pour avoir la voiture, et nous avions transporté les médicaments dans les voitures appartenant à des membres du comité au camp, et le wali de sureté nous a dit qu’il n’y aura aucune intervention. Et après que la personne qui transportait les médicaments nous a conduit au camp, nous avions regagné nos domiciles pour y passer la nuit, et à sept heure et demi du matin, mon téléphone a sonné pour m’informer de l’intervention des forces spéciales pour enlever le camp…J’ai senti à ce moment que le souffle m’était coupé…les responsables de la sureté ont fait de moi la risée, et ils m’ont utilisé et n’ont pas tenu leurs engagements envers nous, en tant qu’élus et représentants de la nation, et que nous n’avions aucune valeur. »
- Kedjmoula Bent Abbi a déclaré que les événements d’El Ayoun, et ce qui en suivra, est une étape difficile et décisive dans le dossier du Sahara, et elle dit : « La manière avec laquelle le dossier d’après événements d’El Ayoun aura un grand impact sur l’affaire…Ce que l’Etat a fait n’était pas une méthode exemplaire, et l’Etat se doit de faire des investigations sur les auteurs des crimes commis contre les Sahraouis et sur l’environnement Sahraoui. Mais, l’Etat n’a aucunement le droit d’arrêter tous les Sahraouis âgés de plus de 12 ans. »