Une rentrée sociale sur fond de contestation
Pas moins de 600 000 personnes exerçant dans le cadre de pré-emploi et du filet social ont décidé d’entamer une action de contestation d’envergure au niveau des 48 wilayas du pays le 16 septembre en cours, et de tenir un rassemblement à Alger le 29 du même mois, et ce en guise de contestation contre le gouvernement qui fait la sourde oreille à leurs revendications.
Cette action, selon le porte-parole de la Commission nationale des pré-emplois, Lahbib Ahmed, intervient après la fermeture de toutes les portes de dialogue par le gouvernement et le refus affiché par l’administration d’intégrer plus de 600 000 travailleurs de pré-emploi. Le porte-parole de la Commission nationale de pré-emploi a ajouté que la doléance de la grande partie des contestataires a été évoquée devant le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lors de sa visite de travail et d’inspection menée dans la wilaya de M’sila mais aucune suite n’a été donnée.Dans une déclaration à Echorouk, Lahbib Ahmed se dit ne pas comprendre l’attitude des autorités qui affichent un silence radio face aux multiples appels lancés par la commission pour l’ouverture des voies de dialogue et les innombrables actions de contestation qu’a organisées cette dernière.Selon lui, les statistiques officielles font état de plus d’un million de fonctionnaires du pré-emploi, tandis que le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale parle de 600 000 travailleurs.Par ailleurs, la Commission s’est dit prête à aller jusqu’au bout de ses revendications et menace d’une explosion sociale si les milliers de travailleurs ne sont pas intégrés, d’autant plus que le gouvernement leur a déjà promis de régulariser leur situation le mois de juin dernier.En outre, un appel a également été lancé pour le gel de tout concours de recrutement jusqu’à l’intégration de l’ensemble des travailleurs tout en prenant en considération leurs années d’exercice.En effet, ce qui a exaspéré davantage leur colère c’est bel et bien la non-inclusion dans la loi de finances complémentaire intégrée dans la loi de finances 2014 l’ouverture de postes budgétaires, comme l’a annoncé récemment le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.