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UNESCO : “pénurie moyenne’’ d’enseignants au primaire en Algérie

الشروق أونلاين
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L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a indiqué mercredi que l’Algérie est parmi les pays où “la pénurie d’enseignants au primaire est moyenne’’, à l’instar des Emirats arabes unis, l’Egypte et les Etats-Unis.

 

Dans un rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants célébrée annuellement le 5 octobre, cette organisation onusienne explique que les pays confrontés à une pénurie d’enseignants sont ceux où le nombre d’enseignants actuellement employés ne sera pas suffisant pour assurer un enseignement de qualité pour tous les enfants en âge d’entrer au primaire d’ici à 2015.

Sur cette base, elle a classé les pays en quatre catégories : pénurie sévère d’enseignants au primaire, pénurie moyenne, faible pénurie et effectifs suffisants.

Outre l’Algérie, les pays où la pénurie des enseignants au primaire est moyenne sont notamment l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis, l’Irak, Oman, les Etats-Unis, l’Espagne, l’Italie et la Suède.

Pour cette catégorie de pays, l’UNESCO estime que les recrutements nécessiteront un taux de croissance annuel d’embauche variant entre 0,25% et 2,9%.

Estimant le nombre existant d’enseignants au primaire en Algérie (stocks d’enseignants) à “141.400 effectifs (chiffre de 2009)”, l’UNESCO considère que le nombre requis pour l’année 2015 est de “151.400 enseignants”.

En conséquence, précise-t-elle, le recrutement nécessaire devra être de “53.600 jusqu’à 2015” mais en prenant en considération le nombre d’enseignants qui quitteront la profession : retraite, maladie, décès, changement d’orientation professionnelle, changement de niveau d’enseignement ainsi que les enseignants qui quittent leurs fonctions pour assumer des tâches administratives.

Abordant l’analphabétisme, l’organisation onusienne indique que le nombre d’analphabètes en Algérie est de “6,48 millions de personnes dont 65,7% sont des femmes”.

Les analphabètes âgés entre 15 et 24 ans sont au nombre de 609.000 personnes dont 65% sont des femmes, note-t-elle.

Evoquant, par ailleurs, la question du genre dans l’enseignement supérieur, l’UNESCO observe que le nombre total des femmes titulaires d’un diplôme supérieur en Algérie représente 59% du nombre global des diplômés.

Par filières universitaires, les femmes algériennes diplômées représentent 47% de l’ensemble des diplômés en sciences et technologies, 33% en ingénierie et industries, 68% en éducation et 64% dans les autres domaines d’études.

Concernant les étudiants algériens poursuivant leurs études à l’étranger, 37% sont des femmes, soit plus de 8.000 étudiantes.

Sur le plan mondial, cette organisation de l’ONU relève que ce sont, généralement, les pays en développement qui se trouvent aux prises avec les plus grandes difficultés à satisfaire la demande d’enseignants au primaire.

A ce propos, elle constate que 112 pays sur 208 (54 %) ont besoin d’accroître le nombre d’enseignants au primaire étant donné la croissance du nombre d’élèves, alors que 96 pays (46 %) pouvaient potentiellement réduire ce nombre.

Par rapport à 2009, 112 pays devront recruter au moins 2 millions d’enseignants supplémentaires d’ici 2015 afin d’assurer un enseignement primaire universel de qualité.

L’Afrique subsaharienne représente à elle seule plus de la moitié (55 %) de la demande en enseignants supplémentaires (1,11 million d’enseignants). Les autres régions nécessitant un nombre important d’enseignants sont les pays arabes (243.000 ou 12 % de la demande globale), l’Asie du Sud et de l’Ouest (292.000 ou 14 %), l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale (155.000 ou 8 %).

L’Europe centrale et orientale, l’Asie centrale, l’Asie de l’Est et le Pacifique, ainsi que l’Amérique Latine et les Caraïbes représentent moins de 11 % de la demande globale en enseignants supplémentaires afin d’atteindre les objectifs de 2015.

Quelque 6,1 millions de personnes devront rejoindre les rangs du corps enseignant mondial entre 2009 et 2015 pour remplacer les enseignants qui quittent la profession, sachant que les départs représentent 74 % des 8,2 millions d’enseignants à recruter.

Les 112 pays où une augmentation des effectifs d’enseignement est nécessaire doivent recruter 5,4 millions d’enseignants pour occuper les 2 millions de postes supplémentaires indispensables et remplacer les 3,4 millions d’enseignants qui quittent la profession.

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