Vers des guichets islamiques dans les banques publiques
Des experts économiques algériens et étrangers ont mis en exergue la nécessité d’accélérer la révision des cadres juridique et législatif algériens actuels pour permettre à l’économie nationale de tirer profit des potentialités financières et bancaires existantes, mais qui sont inexploitées à cause des convictions religieuses de la société algérienne…
Lors de son intervention, le secrétaire général-adjoint à l’Autorité de contrôle prudentiel de la Banque centrale de France, Michel Cardona, a abordé les reformes et les modifications décidées par son pays pour permettre aux banques islamiques de présenter sur le marché français des services et des produits conformes aux règles de la Charia islamique. Michel Cardona a expliqué toutefois que ces reformes ne sont pas contradictoires avec le caractère laïc de la France, ni avec les lois qui régissent le secteur bancaire et les sociétés d’assurance.
Pour sa part le délégué général de l’Association des banques et des établissements financiers (Abef), Abderahmane Benkhalfa, a loué l’approche française en matière d’organisation des banques islamiques. « Cette approche française est une réussite, on peut l’appliquer sur la réalité algérienne conformément à nos règles de la morales », a indiqué à Echorouk le délégué de l’Abef. « Notre pays veut aller vers les solutions « intermédiaires », c’est-à-dire entre la finance classique et la finance islamique », a conclu Abderahmane Benkhalfa.