Vers l'attaque du palais du Roi des rois d’Afrique : les révolutionnaires ont prêté serment de poursuivre le « Fou »…Zenga par Zenga (rue par rue)
Les révolutionnaires libyens concentrés à Benghazi à l’Est de la Libye se préparent pour marcher sur Tripoli, le dernier rempart de Mouammar Kadhafi. L’objectif étant connu : s’emparer de la capitale libyenne. Les officiers de l’armée de l’Est du pays ont demandé aux jeunes, impatients de se diriger vers l’Ouest, de patienter pour les rendre opérationnels militairement, et ce, en les entraînant, en leur assurant une instruction militaire…
Des sources sécuritaires ont indiqué qu’une réunion militaire qui a regroupé tous les officiers qui ont rejoint la révolution populaire libyenne a eu lieu mercredi soir à Benghazi. Cette réunion a porté sur la préparation et l’organisation de la « bataille » finale à Tripoli et le plan militaire permettent d’atteindre la place Azizia au niveau de laquelle se trouve le palais de Kadhafi. Il était également question de mettre en place une tactique permettant d’accéder à Tripoli sans perdre les hommes de la révolution avant la bataille finale contre le dictateur. La réunion a enfin porté sur la protection des villes situées à l’Est de la Libye et celles l’Ouest qui ont été libérées par l’opposition lors de la dernière bataille prévue à Tripoli.
Bombardement d’un dépôt d’armes
Un responsable sécuritaire au conseil militaire formé mercredi à Benghazi a indiqué que des avions militaires appartenant au dictateur libyen ont bombardé un dépôt d’armes situé dans la région Est de la Libye. « Les forces pro-Kadhafi ont bombardé mercredi à 16 H un dépôt d’armes situé dans la région d’Adjedabia. Aucun blessé n’a été enregistré », a indiqué au journal Echorouk, Fathi Abidi. Selon ce responsable, le dépôt visé par les pro-Kadhafi ne contenait aucune arme ni munition. « Nous suivons constamment les déplacements des milices du dictateur à Tripoli et dans les régions limitrophes », a-t-il précisé. Il a, par ailleurs, assuré que des volontaires armés veillent à la sécurisation de la ville de Benghazi jour et nuit et que 80 % des villes libyennes sont sous la main de révolutionnaires qui les ont libérées. Des sources fiables affirment que les forces fidèles à Mouammar Kadhafi mènent sans relâche des tentatives pour récupération des villes de l’Ouest libérées par les révolutionnaires.
Refus de toute intervention étrangère
L’opposant libyen Abdelmounaïm el Hour a indiqué au journal Echorouk que les révolutionnaires refusent catégoriquement une quelconque intervention étrangère et ne comptent sur aucune résolution des Nations Unies. « Nous organiserons nos troupes dans la région Est du pays et nous mènerons une opération militaire sur Tripoli », a-t-il déclaré. Notre interlocuteur nous a expliqué, en outre, que ces jours-ci coïncide avec l’anniversaire de l’annonce de Mouammar Kadhafi de ce qu’il a appelé « la remise du pouvoir au peuple » qui a eu lieu le 2 mars 1977. « Nous ne voulons pas que notre révolution qui mènera à la chute du régime de Kadhafi sera mise sur le compte d’une intervention étrangère car cela serait une grande honte pour nous et pour les générations futures », a expliqué cet opposant. « L’Intifada du peuple libyen sera plus forte pour mettre un terme au régime de Kadhafi », a-t-il souligné.
Les médecins appellent à l’aide
Le docteur Ibrahim Zaâfrani, le président de la commission de secours et d’urgences à l’Union des médecins arabes (UMA) a indiqué au journal Echorouk que 30 tonnes de produits alimentaires et de médicaments ont été introduites en Libye. Ces denrées ont été acheminées vers les villes intérieures du pays par les tribus résidant dans la région frontalière avec l’Égypte. « Les médecins travaillant dans la ville El Beida nous ont indiqué qu’ils ont reçu les médicament mais nous ont expliqué que la situation reste catastrophique dans les hôpitaux libyens vu que leur moyens sont très réduits. Dr Zaâfrani lance par ailleurs un appel aux associations d’aide humanitaire arabes souhaitant aider leurs frères libyens à prendre attache avec l’Union des médecins arabes. Soulignant que l’UMA a également dépêché 30 médecins égyptiens dans l’est de la Libye, et a demandé des fonds pour pouvoir faire davantage. Au poste frontière de la ville de Salloum, les autorités égyptiennes facilitent l’entrée du personnel humanitaire et du matériel de secours en Libye. Il est à rappeler enfin que l’UMA a mis en place un hôpital dans la région de Salloum et l’a équipé de tous les moyens nécessaires pour prendre en charge les malades.