Vingt ans de réclusion pour intelligence avec un État étranger
Vingt ans de réclusion criminelle par contumace a été prononcée lundi par le tribunal criminel d’Alger contre Noureddine Benziane, psychologue et expert international, reconnu coupable de collaboration avec un État étranger au préjudice de l’intérêt national.
Noureddine Benziane avait été condamné pour la même affaire à quatre ans de prison le 1er février 2009 et a effectué les deux années qui restaient après ses deux ans de préventive, avant d’être libéré.
La Cour suprême avait cependant annulé ce jugement après l’appel, demandé par la défense et le parquet, et décidé que l’affaire devait être rejugée.
Selon l’arrêt de renvoi, Noureddine Benziane s’était rendu en Irak dans le cadre d’une mission humanitaire au milieu des années 2000, à la tête d’une délégation internationale de psychologues pour la prise en charge d’enfants irakiens.
A Mossoul, à 350 km au nord de Bagdad, l’accusé aurait découvert un campement de kamikazes de différentes nationalités. Il a avoué, lors de l’enquête, avoir appris qu’ils étaient chargés d’exécuter des attentats suicide hors d’Irak.
Il a reconnu avoir adressé plusieurs correspondances à des représentations diplomatiques à Alger pour leur fournir des informations recueillies dans des camps d’entraînement faisant état, toujours selon ses aveux, d’attentats suicide les ciblant, planifiés par des groupes armés.
Cependant, seule la représentation diplomatique du Qatar qui aurait répondu à Noureddine Benziane, mais ce dernier a été arrêté à sa sortie de l’ambassade du Qatar en Algérie.