Washington décrit l’Algérie comme zone de guerre
Le bureau des Affaires étrangères du département d’Etat américain a réitéré son appel aux ressortissants américains de ne pas se rendre en Algérie a cause d’une menace de terrorisme et de kidnapping sérieuse.
Même si la présence policière est forte dans les grandes villes, le département d’État recommande à ses ressortissants de ne pas traverser le pays par route. Et leur rappelle que s’ils sont dans l’obligation se rendre en Algérie, ils doivent penser à prendre avec eux des réserves nécessaires de médicaments, de nourriture et d’eau en cas d’urgence.
«Le département d’État conseille fortement aux citoyens américains qui voyagent en Algérie d’évaluer attentivement les risques sur leur sécurité » a dévoilé le bureau des Affaires consulaires, dans une note publiée le 13 du mois en cours.
Cet avertissement était un non-événement pour l’Algérie qui a minimisé –par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, qui a estimé que le “Travel Warning”, destiné aux citoyens américains, est devenu une routine bureaucratique de prudence qui ne tient pas compte de la réalité des faits : « C’est une version d’un texte routinier et répétitif qui est livré aux ressortissants américains se trouvant en Algérie ou souhaitant s’y rendre pour des considérations liées à la législation de leur pays », a-t-il affirmé.
Benali Chérif a contesté avec vigueur l’affirmation du texte américain “selon laquelle deux groupes terroristes continuent d’être actifs à travers le territoire algérien:« Cette assertion est manifestement tout aussi infondée que la prétendue alerte du 4 juillet dernier relative à des risques d’attaques contre des établissements hôteliers à Alger».