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Yémen : heurts entre police et éléments tribaux à Sanaa

الشروق أونلاين
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Plusieurs personnes ont été blessées dans de violents affrontements entre la police et des partisans d'un chef tribal rallié à la contestation lundi à Sanaa, selon des sources securitaires et des témoins.

 

De violents échanges de tirs opposaient par intermittence les deux parties autour de la résidence de cheikh Sadek al-Ahmar, le plus important chef tribal du Yémen, dans un quartier du nord de Sanaa, ont rapporté des témoins. Les heurts ont commencé dans l’après-midi lorsque les forces de sécurité et des partisans du parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), ont tenté de se déployer autour de la résidence de cheikh Ahmar, provoquant l’intervention des hommes armés du chef tribal, ont indiqué des sources proches de cheikh Ahmar. Une source policière a avancé une autre version, affirmant que les hommes de cheikh Ahmar ont pris d’assaut une école du quartier et les forces de sécurité sont intervenues. Selon le ministère de l’Intérieur, les partisans du chef tribal ont pris pour cible de leurs tirs le siège de l’Agence de presse gouvernementale Saba et d’autres bâtiments. Les journalistes de Saba ont été bloqués dans leurs locaux en raison des affrontements, a indiqué le syndicat des journalistes.

Toutes les rues menant au quartier où se déroulaient les heurts ont été fermées, a constaté un correspondant de l’AFP. Des renforts de la tribu de cheikh Ahmar faisaient route vers Sanaa en provenance d’Amrane, plus au nord, pour soutenir leur chef, ont indiqué des sources tribales. Ces violences sont intervenues au lendemain de l’échec d’une médiation du Golfe dans la crise politique au Yémen après le refus du président contesté Ali Abdallah Saleh de parapher un accord sur une transition du pouvoir prévoyant son départ. Cheikh Sadek al-Ahmar, chef de la puissante confédération tribale des Hached, dont fait partie le président Saleh, avait annoncé le 21 mars son ralliement aux jeunes protestataires qui réclament la chute du régime. J’annonce, au nom de tous les membres de ma tribu, notre ralliement à la révolution, avait-il alors déclaré, en appelant M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, à éviter l’effusion de sang et opter pour une sortie honorable.

 

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