Yémen : les pays du Golfe poussent Saleh vers la sortie
Les monarchies arabes du Golfe tentent de convaincre le président yéménite Ali Abdallah Saleh de quitter le pouvoir, après plus de deux mois de protestation contre le régime…
Le CCG doit organiser une rencontre entre ses pays membres et des représentants yéménite au cours des prochains jours.
Les pays membres du CCG sont l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, Oman, le Qatar et le Koweït.
Le premier ministre qatari a indiqué qu’une proposition de médiation serait envoyée sous peu au président Saleh et à l’opposition. Selon les informations obtenues par l’AFP d’un responsable de l’opposition parlementaire, Mohamed Al-Sabri, l’offre du CCG implique :
- le départ du président
- la remise du pouvoir au vice-président
- la formation d’un gouvernement d’union nationale, en attendant l’organisation de nouvelles élections
L’offre de médiation comprendrait aussi un élément persuasif pour le président yéménite : la garantie pour lui et sa famille qu’ils ne seront pas poursuivis en justice.
Le gouvernement Saleh avait bien accueilli, mardi, la proposition des pays du Golfe d’intervenir comme médiateur dans la crise qui secoue le pays. L’opposition avait également accepté.
Le président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a longtemps été un allié des États-Unis et d’autres pays occidentaux dans leur lutte contre Al-Qaïda en Arabie Saoudite.
Mais selon plusieurs sources, l’administration Obama aurait retiré son soutien au président yéménite et choisi de faciliter son départ.
Les manifestations se poursuivent
Dans la capitale Sanaa et dans la ville de Taëz, 200 kilomètres au sud de la capitale, des milliers de personnes ont continué de manifester jeudi pour obtenir le départ du président, sans incident majeur. Plus d’une centaine de personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de protestation.
Les contestataires ne quitteront pas la rue avant l’annonce du départ du président Saleh, a indiqué à l’AFP un opposant, Hammoud Aqlane. Il dit douter de l’issue de la médiation qui se déroule à Riyad. Selon lui, seule la pression de la rue peut mener à la chute de Saleh.