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Yémen: pas de répit dans la répression sanglante, protestations de l'ONU

Yémen: pas de répit dans la répression sanglante, protestations de l'ONU

Les troupes du président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui semble plus que jamais décidé à garder le pouvoir, ont de nouveau réprimé dans le sang les manifestants à Sanaa mardi, suscitant les protestations du prix Nobel de la paix et de l'ONU.

Des soldats fidèles au président contesté dans la rue depuis neuf mois et  des civils armés ont ouvert le feu sur des milliers de jeunes qui  s’approchaient de bâtiments officiels dans la capitale yéménite, faisant sept morts et des dizaines de blessés, selon un dernier bilan de sources médicales

Depuis samedi, au moins 23 manifestants et deux militaires ayant fait  défection ont péri sous les balles des pro-Saleh

Le photographe de l’AFP a vu des dizaines de blessés par balles et des  jeunes intoxiqués par les gaz lacrymogènes, transportés à l’hôpital de campagne  sur la Place du Changement, où ils ont été placés par terre faute de place.

Dans un message au patron de l’ONU Ban Ki-moon, la Yéménite Tawakkol Karman, prix Nobel de la Paix, a jugé “impératif  que la communauté internationale prenne des mesures immédiates et fermes pour  arrêter les massacres et demander des comptes à leurs auteurs”.La jeune femme, qui joue un rôle de premier plan dans la contestation, a  demandé dans son message également adressé aux membres du Conseil de sécurité  de “protéger les manifestants pacifiques au Yémen”.

A Genève, le porte-parole du Haut commissariat de l’ONU, Rupert Colville, a  dénoncé l’usage “excessif” de la force par les troupes de M. Saleh “dans un  climat de complète impunité”.

Malgré des mois de protestation et de pressions internationales et  régionales, M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé de corruption et de  népotisme, refuse de partir et rejette un plan élaboré par les monarchies  arabes du Golfe pour un transfert pacifique du pouvoir.

Des combats opposent par intermittence ses troupes aux unités dissidentes  de l’armée et aux combattants tribaux ralliés à la contestation à Sanaa. Cinq  membres d’une même famille ont été tués lors de la chute d’un obus sur leur  maison à Sanaa dans la nuit de lundi à mardi, selon des sources médicales.

 

 

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