Zeralda : Ils menacent de s'immoler par le feu après la fermeture de leur hôtel
Les travailleurs de l’hôtel El Nour de Zeralda ( Banlieue Ouest d'Alger ) ont menacé dimanche de s’immoler par le feu pour protester contre la décision de fermeture de leur établissement soupçonné de devenir un lieu de débauche. La décision de fermeture de cet établissement, qui date du 13 juin dernier, émane du wali d’Alger.
Rassemblés devant l’entrée de l’hôtel, les travailleurs en colère brandissaient des pancartes sur lesquelles on peut lire « non à la fermeture de l’hôtel » « non à la hogra ». Par ailleurs, un employé âgé de 36 est monté sur la terrasse de l’hôtel et s’est aspergé d’essence et il a menacé de s’immoler par le feu. La décision de fermeture de cet hôtel a été prise suite au rapport établi par le conseil d’administration qui a souligné que l’établissement est devenu un lieu de débauche. Après une descente effectuée par les services de sécurité dans cet hôtel, 15 couples ont été arrêtés et ont été condamnés par le tribunal de Chéraga pour prostitution et atteinte aux bonnes mœurs. La même instance un prononcé la peine de cinq de prison ferme à l’encontre de la gestionnaire de l’hôtel, a indiqué à Echorouk le Président de l’Assemblée populaire communale de Zeralda.
Le conseiller juridique de l’établissement a qualifié d’ « infondée » la décision de sa fermeture. Pour étayer ses dires, il expliquera que les personnes arrêtées ont été innocentées par le tribunal de Cheraga. En outre, il a indiqué que les habitants de la cité des 500 Logements, située non loin de l’hôtel, se sont montrés solidaires avec les travailleurs de cet établissement. Le P/APC de Zeralada a, quant à lui, affirmé avoir reçu une lettre de protestation signée par les habitants de la même cité, qui se sont plaints des va-et-vient incessants des prostituées. En plus de cela, il a indiqué que le contrat d’exploitation de cet hôtel a expiré le 31 mars 2009. Enfin, il a expliqué que le retard enregistré dans l’application de la décision de fermeture de ce lieu de débauche est dû aux pressions exercées par des « hauts responsables ».