-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Zones d’ombre dans le discours « populiste » d’Ouyahia

الشروق أونلاين
  • 1396
  • 0
Zones d’ombre dans le discours « populiste » d’Ouyahia
D.R
Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND)

Nombreux sont ceux qui auraient remarqué qu’Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) usant d’un discours inhabituel lors de cette campagne électorale pour les législatives du 4 mai, n’est plus celui que les Algériens ont connu il y a plus de deux décennies.

Lors de son meeting animé dans la wilaya d’El Oued, Ahmed Ouyahia est allé jusqu’à appeler l’administration à être neutre et éviter le recours à la fraude.  

Le moins que l’on puisse dire est que cette « sortie » est une première pour Ouyahia et son parti, accusé par ses détracteurs d’être la première formation à avoir tiré profit de la « fraude organisée », à l’occasion de sa première participation aux législatives de 1997, en raflant la majorité des sièges.

Le chef de file du RND qui ne parle plus de politiques de protection en faveur des couches démunies de la société, (l’histoire de yaourt) alors chef de gouvernement, semble avoir renoncé à son vieux discours en appelant à l’occasion des législatives à relever à la hausse le plafond de salaires des demandeurs éligibles de logement social de 25.000 à 70200,00 DA, soit quatre fois plus le salaire national minimum garanti (SNMG).

Le comble dans tout ça c’est qu’Ouyahia s’est efforcé, lors d’explication du contenu de la nouvelle constitution en février 2016, de convaincre les Algériens quant à la nécessité de retirer l’article obligeant l’Etat d’offrir un logement au citoyen pour être remplacé par un autre qui stipule: « L’Etat œuvre à faciliter l’accès des catégories défavorisées au logement».

Les propos d’Ouyahia donnent l’impression d’émaner d’un politique qui est désormais bien loin des cercles de prise de décision et plus proche des parties qui se positionnent hors de l’orbite du pouvoir.

D’ailleurs, son insistance sur l’impartialité de l’administration ne fait que confirmer cette analyse, d’autant plus qu’elle dépasse les positions de certaines formations dites de l’opposition, dont le MSP par exemple aurait, paraît-il, omis le mot « fraude électorale » dans son jargon lors de cette campagne électorale.

De telles déclarations donnent à réfléchir sur leurs motifs, sur lorsque l’on sait qu’elles émanent de celui qui se définit comme un « poulain du pouvoir ». Est-ce une position tactique dictée par les calculs liés aux législatives? Obéissent-elles à des mutations qui se trament dans les laboratoires de prise de décision, loin des projecteurs?

En effet, rien ne peut affirmer que désormais Ouyahia ne fait pas partie de ce cercle restreint des décideurs, mais ses propos pourraient être interprétés par d’éventuelles craintes de la mainmise du FLN sur les leviers du pouvoir, dont le premier ministre, Abdelmalek Sellal et le ministre de la Justice, Tayeb Louh sont des membres, idem pour Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, bien qu’il soit sans couleur politique mais qui doit presque tout à Sellal et au FLN…

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!