25% des algériens ont acheté le mouton de l'Aid el Adha à crédit l’an dernier
Le président de la fédération algérienne des consommateurs a indiqué que les algériens ne possèdent pas une politique de consommation rationnelle, à tel point que l’an dernier, près de 25% d’entre eux ont acheté le mouton du sacrifice en empruntant de l’argent à cet effet. La tendance demeure la même cette année.
Zaki Hariz a déclaré à Echorouk que le consommateur algérien est incapable de déterminer ses priorités. Même si leur pouvoir d’achat ne le permet pas, 25% des ménages ont recouru au crédit pour acquérir le mouton du sacrifice. Les conséquences de ce comportement sur le budget des familles, sont ressenties immédiatement après l’aïd, mais nul n’est, pour autant, découragé, tout en sachant que le sacrifice n’est un devoir que pour ceux qui en ont les moyens. Notre interlocuteur attire l’attention sur un autre fait: les consommateurs ont tendance à opter pour les marchés anarchiques de moutons et de bouder les cadres organisés pour des considérations pécuniaires. Sauf que le cheptel vendu hors des marchés organisés n’est pas forcément contrôlé par le vétérinaire. L’algérien néglige sa santé pour pouvoir économiser quelques pièces, car il n’a pas en fait cette culture de déterminer ses priorités, ajoute Zaki Hariz. «Il ne fait pas la différence entre l’indispensable et l’accessoire. Notre comportement en termes de consommation est calqué sur ce que fait autrui». Pour le président de la fédération algérienne des consommateurs, c’est là les résidus de l’époque de l’économie dirigée, adoptée alors en Algérie. Malgré l’avènement de l’économie de marché, la culture de la pénurie survit encore dans la mentalité du consommateur algérien, ce qui fait que ce dernier achète ce qu’il trouve devant lui sans prendre en compte ses besoins, poursuit Hariz. Zaki Hariz a révélé que son association est en phase d’élaborer une étude sur le comportement du consommateur algérien, associant sociologues et psychologues pour analyser les faits.